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5. Stadiasnius maris Mwjni, titre avant le § 113. dans Geogr. Gr. min., I. p. U\\). Conf. t. II, p. 13"). Pour lancicnnelé des docunicnls nlilisés dans cet écrit, voir t. II, p. IK), n. G.
G. Conf. de Sauclis, Sloria dei Romani, III, 1, p. 74-75.
ROLK HISTORlOrE DE CAUTHAGE. 495
connaître, soit par des séjours à Carthage, soit par des mariages avec des (larthaginoises. Un grand nombre de leurs sujets servirent dans les armées des Barcides. .Masinissa s'annexa des territoires étendus, qui avaient appartenu auparavant à la Uépubli(jue. Les colonies des côtes du Maroc, de l'Algérie et des Syrtes tombèrent au pouvoir des Maures et des Numides; leurs relations avec l'intérieur furent plus libres et probablement plus actives que par le passé. La langue punique fut la langue ofticielle de Syphax, de Masinissa, d'autres souverains après eux jusque vers le milieu du f siècle; celle dont les villes firent usage pour les légendes de leurs monnaies. Elle était très répandue à Cirta. capitale numide. Beaucoup d'habitants de ce lieu portaient des noms phéniciens*. Une ville fondée en pleine Xumidie reçut aussi un nom phénicien, Macomades {Maqom liadesli)-. Les institutions de Carthage servirent de modèles aux princes africains. Ils copièrent ses monnaies, son organisation militaire, sans doute aussi ses vaisseaux. Sur une inscription bilingue de Dougga, Zalalsan, grand-[)ère de Masinissa, est qualifié de sufète, dans le texte libyque comme dans le texte punique^; plus tard, le même titre désigna les magistrats des communes que les rois créèrent dans leurs Etats, à l'imitation des cités phéniciennes'. Baal Hammon et Tanit Pené Baal furent adorés à Cirta, comme ils l'avaient été à Carthage. Dans ses ellorts pour développer l'agriculture, Masinissa s'inspira sans doute d'exemples carthaginois. Toutes proportions gardées, il rêva d'être pour la civi-
1. Presque tous les noms sont phéaicieiis sur les inscriptions puniques de r.iiristantine.