‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 537 sur 553 · Conf. t. II, p. 120. n · texte numérisé non relu

Conf. t. II, p. 120. n

:(. T. II. p. 2".I2. 11. 2.

4. Au Maroc, Volubilis, nvnnl de devenir muninipe sous Claude, fut adininistr»'e pnr des suféles (Châtelain, C r. Acad. fnxcr., l'.)l."5, p. :t'.Mi : inscription ou la fiii'nlion du sufétal ne me |)nralt pas piiuvoir <^tre expliiiuéc autremcnl); il semble bien (|u'il en ait été ainsi des une époiiue unlérieuro à la coucjuéte romaine (4U après J.-C).

lisation punique ce que le Macédonien Alexandre avait été pour l'hellénisme.

Cette civilisation, la conquête romaine et le progrès des njœurs latines ne la firent pas disparaître. Rome ne la traita pas en ennemie; elle l'aida même, dans une certaine mesure, à se propager, car, en imposant la paix et en multipliant les routes, elle rendit les communications plus aisées.

La langue phénicienne ne se maintint pas, cependant, partout oîi elle avait été parlée. Dans la partie du territoire de Carthage qui, en 146 avant J.-C, était devenue la province d'Africa, elle céda la place au latin*. De même, dans de vieilles cités maritimes, qui furent érigées en communes romaines; à Cirta, où, sous l'Empire, les inscriptions puniques font défaut, 011 les inscriptions latines offrent très rarement des noms d'origine phénicienne. Mais, autour des Syrtes, le phénicien resta en usage pendant fort longtemps, peut-être jusqu'en pleine période byzantine. Les inscriptions néopuniques de l'époque romaine abondent dans la Tunisie centrale, surtout à Maktar. Elles ne manquent pas dans les confins de la Tunisie et de l'Algérie, dans le pays de Gueîma, même dans celui de Gonstantine, régions où les inscriptions libyques sont nombreuses aussi ^ : la population était, du moins en bonne partie, libyphénicienne, dans le sens récent de ce terme. A la tin du iv° siècle et au début du v% saint Augustin atteste la diffusion du punique dans le Nord-Est de l'Algérie; on le parlait beaucoup plus dans les campagnes que dans les villes, où le latin dominait.

Aux premiers siècles de l'Empire, les communes africaines

1. Probablement dans le cours du i"' siècle de notre ère, plus ou moins tôt selon les lieux. Nous avons (juclques actes officiels, tables de patronat, émanant de communes à constitution punique situées dans la province d'Africa (C. /. L., V, 4019-4022). Ils datent du règne de Tibère. Ils sont rédigés en latin, ce qui était une nécessité, eu égard à leur destination, même si ce n'eût pas été une obligation légale. Mais la plupart des noms qu'ils énumèreut sont puniques; un seul est latin. Dans ces communes, le punique devait être encore la langue courante.

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