‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 60 sur 553 · C. 1. S., au n · texte numérisé non relu

C. 1. S., au n

3. Telles n'étaient pas les hétairies que mentionne Aristote : voir t. Il, p. 'l'-Vl.

4. Peut-être, au contraire, beaucoup d'entre eux dépendaient-ils des nobles, qui les auraient commandités : conf. t. Il, p. 235.

5. Les publications dans lesquelles ce mobilier est décrit et reproduit sont nombreuses et ne sont pas toiit((s faciles à consulter. Je ne chercberai pas à (^tre complet dans mes indications bibliographiques. Je me servirai surtout des

tissus, n'ont pas résisté au temps. D'autre part, il convient de remarquer que ce n'étaient pas les choses les plus précieuses que l'on enfouissait dans les sépultures', et que, souvent, celles-ci ont été visitées par des voleurs, avant de l'être par des archéologues. Enfin, nous distinguons mal les objets faits sur place, aux vii*-vi* siècles, de ceux qui ont été fabriqués, à la même époque, par les Phéniciens d'Orient et importés à Carthage; pour être moins difficile, la répartition des œuvres véritablement grecques et des copies puniques n'est pas toujours certaine.

Les industries de l'habillement, de la parure, du menu mobilier j)0uvaient mettre leurs produits à la disposition des marchands, qui les vendaient au loin. Elles prirent plus de développement que celles du bâtiment, dont nous n'avons presque rien à dire. Quelques inscriptions paraissent nommer des

ouvrages suivants : M.Lavuj., I; M.Lavig.,S\i^\>\., I = Musée Lavigerie de Saint-Louis de Carthage, 1, par Ph. Berger, Paris. 1900: Sup|)IénuMil. I, par A. Boulanger. 1913; — M. Alaoui, Suppl. = Catalogue du musée Alaoui, Supplément, Paris. 1910 (parties rédigées par MM. Drappier, Hautecœur, Poinssot); — Merlin et Drappier, Ard el-Kheruïb= La nécropole punique d'Ard el-Klieraïb à Cartilage, Paris, 190'.); — Gauckler, .\écrop. =: Nécropoles puniques de Carthage, Paris, 1915. — Je citerai d'après les tirages à part les articles que le P. Delattre a publiés dans le Cosmos sur ses fouilles de la Nécropole punique voisine de Sainte-Monique, ou Nécropole des Habs [i" mois des fouilles = Cosmos, 1899; 2* mois = C., 1900; 3* mois:=C. 1900; 2' trimestre = C, 1901; 2' semestre = C, 1901; 2° année = C, 1905; 3' année = C, 1906; Les grands sarcophages anthropoïdes =G., 1903]. — Rappelons que les tombes de Derméche et de Douimés datent des vii"-vi' siècles; qu'à Dermèche, vers le Nord, il y a des sépultures du v* siècle; que les cimetières d'Ard el Morali (ou Dhar el .Morali), du Théâtre, d'Ard el Kheraib se placent au iv" siècle, mais que des tombes y servirent encore au m* siècle; que la plupart des cavi-aux de .'^ainte-Monique sont du m" siècle; <jue ceux de l'Odéoa appartiennent aux derniers temps de la Carthage punique. Voir t. Il, p. 87-90.

1. Ce qui le prouve, du moins pour les ivMi* siècles, c'est qu'on a trouvé jusqu'à présent dans les lombes puniques une seule monnaie d'or, fort petite (.Merlin et Drappier, Ard el-l\heraïb,p. 1(}), et très peu de monnaies d'argent. Les monnaies de bronze sont, au contraire, abondantes. Voir plus loin, p. 84, ce qui est dit au sujet de l'orfèvrerie. Conf.. pour Sidon, l'épitaphe du roi Tabnit (Hép. d'ép. sém., III, 1202) : « II n'y a auprès de moi ni argent, ni or, ni rien de précieux ». Cet avis donné aux voleurs était, en fait, à peu prés exact : le sarcophage ne contenait qu'un diadétnc «!n or, très simple, et quehjues anneaux d'argent. Indication analogue, mais plus vague, dans l'épitaphe du roi Ëshmounazar : C. /. S., 3, I. 5.

artisans qui travaillaient la pierre et le bois ' ; sur quelques stèles, on voit certains outils qu'ils employaient : maillet, marteau, tenaille, hachette, niveau, équerre, fil à plomba Nous donnerons plus loin^ des indications sur l'architecture; faisons seulement observer ici que les procédés de construction exigeaient une main-d'œuvre adroite et précise*. Pour le bois, l'habileté des ouvriers puniques est prouvée par les éloges que méritèrent les navires de Carthage^ Les expressions coagmenta punicana^ (assemblages à la mode punique), fenestrae punicanae'',lectulipunicani^,que l'on relève dans des auteurs latins', nous apprennent que des procédés de coupe, d'ajustement, appliqués par les charpentiers et les menuisiers carthaginois, furent adoptés par les Romains '°, Les Phéniciens d'Occident avaient

1. C. /. s., 348 : tailleur (de pierres?); 340 : ouvrier en marbre (?); 354 et Vassel, Bull, archéol.du Comité, 1917, p. 159, n° 38 : menuisiers (?); 346 : [fabricant de] chariots en bois (?); Vassel, l. c, p. 158, n° 34 : scieur (?); C. I. S., 326 et Chabot, C. r. Acad. Inscr., 1916, p. 26-27 : fabricants de coffres (sarcophages ou objets d'une autre destination).

2. C. /. S., au n° 349 (reproduction de deux stèles où l'on voit une équerre et un niveau); ibid., 409, pi. LVII du t. I (niveau); 735, pi. VIII du t. II (marteau et tenaille); 754, pi. IX (pince [?] et maillet); 1591, pi. XXX (martelet et objet indistinct); 1758, pi. XXXIII (équerre); 2171, pi. XLV (équerre et hache); 2455, pi. LU (martelet, pince [?]); 2617, pi. LV = M. Lavig., I, pi. IV, flg. 7 [marquée par erreur 5] (fil à plomb, équerre, niveau, marteau de tailleur de pierres); 2737, pi. L\U = M. Lavig., pi. II, flg. 6 (marteau, pince [?], autre instrumenta long manche et à extrémité triangulaire); 3027, pi. LXII (niveau).

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