Il prit Theniiai etSoIonle
10 IIISTOIllE MILITAIUE DE CARTHAGE.
en 3iM. Il sut obtenir Talliance d'une partie des Sicules et alla ravager le territoire de Messine. Comme il retournait vers l'Ouest, Denys vint l'attaquer et le battit, sans poursuivre son succès ^ L'année suivante,. Magon disposa d'une grande armée. S'étant avancé jusqu'au Sud-Ouest de l'Etna, en pays sicule, il se beurta à Denys et au puissant tyran de la ville indigène d'Agyrion, qui lui coupèrent les vivres. Denys aurait voulu vaincre par la famine, mais les Syracusains qu'il avait emmenés, en même temps que des mercenaires, exigèrent une bataille, et, comme ils n'obtenaient pas satisfaction, le quittèrent. Il accepta alors les propositions que lui fît l'ennemi (hiver de 392-391). Les conditions du traité furent, selon Diodore, à peu près les mêmes qu'en 405". Cependant Garthage ne recouvra certainement pas les villes grecques du Sud\
La paix fut rompue en 383. Après avoir recruté un grand nombre de mercenaires, Denys occupa dans la province punique des villes qui s'étaient révoltées, sans doute à son instigation ; sommé de les rendre, il s'y refusa. Carthage, ainsi provoquée, fît passer en Sicile des troupes nombreuses, sous les ordres de IMagon; elle en envoya même dans l'Italie méridionale, où elle s'allia à des Grecs, en querelle avec le Syracusain. Dans l'île, une grande bataille fut livrée à Gabala. Magon et beaucoup des. siens y périrent; plusieurs milliers d'autres furent faits prisonniers. Ceux qui s'échappèrent trouvèrent un refuge sur une hauteur, facile à défendre, mais dépourvue d'eau. Ils durent engager des pourparlers. Denys exigea la renonciation des Carthaginois à la Sicile. Mais un accord définitif ne pouvait être conclu que par le gouvernement de la République. L'armée vaincue gagna ainsi du temps; redevenue libre de ses mouve-