‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 108 sur 407 · Id · texte numérisé non relu

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3. Id., I, 77, 6 : è'v tivi tteSûo Trav-rayoôsv ô'pso-t "Ksp'.eyo'fivnù. Polybe ne donne pas d'indications plus précises. On peut supposer que cette plaine n'était pas très loin de Tunis et de Garlhage. M. Veilh (p. 540-1 ; carte 12, d) a cru la retrouver dans le cirque appelé Khangat el Hedjaj, situé à environ sept lieues au Sud- Est de Tunis. Là s'élevait la ville de Néphéris qui joua un grand rôle lors de la troisième guerre punique (voir t. II, p. 109; infra, p. 3G0). L'identification a paru si certaine à M. Veith qu'il a qualifié la bataille mentionnée par Polybe de bataille de Néphéris et qu'il a indiqué les positions et les mouvements des combattante.

lique, ayant devant lui les Libyens, derrière, les Numides et, tsur son flanc, Spendios^

11 y avait parmi les Numides un personnage d'un rang élevé, appelé Naravas^. Son père avait eu des relations amicales avec les Carthaginois; lui-même admirait Amilcar, Jugeant qu(j les circonstances étaient propices pour se concilier sa bienveillance, il se dirigea vers son camp, avec une escorte d'une centaine d'hommes. Quand il fut arrivé devant la palissade, il «'arrêta et, sans manifester aucune crainte, il fit un signe de la main. Barca, étonné, lui envoie un de ses cavaliers. Naravas demande à parler au général, qui hésite, redoutant une perfidie. Le Numide remet alors aux siens son cheval et ses armes et entre seul dans le camp. Conduit à Amilcar, il lui dit qu'il a de la sympathie pour tous les Carthaginois, mais qu'il désire surtout devenir son ami; il vient se mettre à sa disposition et, désormais, il sera son loyal compagnon dans toutes ses entreprises. L'autre accepta cette offre avec empressement et promit même au chef indigène de lui donner sa fille, s'il restait fidèle à Carthage. Naravas amena les cavaliers qu'il commandait, au nombre d'environ deux millet

Spendios, s'étant joint aux Libyens, descendit dans la plaine et attaqua Amilcar, qui avait rangé ses troupes en bataille. La victoire, très disputée, resta aux Carthaginois, grâce à leurs éléphants et à l'aide très efficace de Naravas. Autarite et Spendios s'enfuirent, laissant sur le terrain 10 000 morts. Amilcar avait fait 4 000 prisonniers. Il autorisa ceux qui le voulurent à prendre du service dans son armée. Quant à ceux qui s'y refusèrent, il les réunit et leur dit qu'il leur pardonnait leur conduite passée et qu'ils étaient libres d'aller où bon leur semblait, à condition de ne plus combattre Car-

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