Voir p
7. S'il est vrai qu'Utique et Bizerte n'aie :: eu aucun grief contre Carthag:e, plies l'abandonnèrent parce qu'elles la crurent perdue. Par leur acbarnement contre les Cartlia°:inois, elles cherchèrent sans doute à faire oublier aux rebelles la résistance énergique qu'elles leur avaient opposée.
LA GUERRE DES MERCEXxVIRES. 117
nées contre Carthage. Après avoir massacré et jeté da haut des remparts 500 hommes qu'elle avait envoyés à leur secours^ les habitants ouvrirent leurs portes aux rebelles et ne voulurent même pas consentir à l'ensevelissement de leurs victimes*.
Ces événements enhardirent Mathos et Spendios. Ils bloquèrent étroitement la capitale. Mais Amilcar tenait la campagne et interceptait les vivres qu'on leur envoyait. Il était secondé par Hannibal, que le peuple avait nommé général à la suite de l'exclusion d'IIannon et, semble-t-il, subordonné à Barca \ Naravas, de son côté, lui rendait les plus grands services *.
Carthage, elle aussi, était menacée de la famine. Elle implora Hiéron, qui la secourut avec beaucoup de zèle : le roi de Syracuse comprenait bien que, si elle disparaissait, les Romains n'auraient plus aucun souci de le ménager ^ Quant aux Romains, ils observèrent loyalement le récent traité; ils se montrèrent même bienveillants, quoique, au début delà guerre, ils eussent failli se brouiller avec le gouvernement carthaginois. Celui-ci avait arrêté et jeté en prison des gens qui venaient d'Italie apporter des vivres aux rebelles. C'était assurément son droit; cependant Rome, mécontente, avait envoyé des députés pour réclamer la mise en liberté des captifs, dont le nombre s'élevait à environ cinq cents. Carthage ayant cédé % les Romains
1. Il s'ajçit poul-ôlrc d'un fait (jui se passa dans l'une des deux villes, et non pas dans les deux à la fois.