‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 119 sur 407 · III, 10, 5 (conf. II · texte numérisé non relu

III, 10, 5 (conf. II

4. I, 88, 7; le texte de Diodore (qui a copié Polybe), XXV, G, porto sr-r, TSTs-apa xal [JLr.va; x£<7Tapa;. Tite-Live (XXI, 2, 1) dit que la guerre africaine dura cinq ans. Il s'agit, comme le montre le contexte, du temps qui s'écoula entre la paix conclue avec Rome et le départ d'Amilcar pour l'Espagne. Ces cinq ans sont trop largement comptés : ils comprennent, outre trois années pleines, la fin d'une année et le commencement d'une autre.

5. La défaite des îles .Egales décida les Carthaginois à faire la paix, qui ne fut pas conclue immédiatement. Or la balnille eut lieu le 0 des ides de mars du calendrier romain d'alors, c'est-à-dire vers le début de juin de l'année astronomique : Varese, Klio, X, 1910, p. 40 (conf. supra, p. 85, n. 6).

6. Meltzer, II, p. 390, 589. Reuss, dans Philologus, LX, 1901, p. 124. Lenschau, Hcol-EncYclopadie, VII, p. 2307.

7. M. Varese l'a essayé (Sludi di storia anlica, 111, 1902, p. 47-48). 11 croit que les opérations militaires d'IIannon eurent lieu dans la première année de la guerre, en 240, et qu'Amilcar reçut le commandement d'une armée nu début de la seconde année, en 239. 11 place dans la troisième année (-3S) la campague qui aboutit à l'aiïaire de la Scie, ainsi que le siège de Tunis. E«(ln Mathos aurait été vaincu au printemps de 237 : ce qui ne laisse pas assez de place pour les événements qui se passèrent entre la défaite du Libyen et le passage d'Anulcar en Espagne.

8. Entre 237, date de l'arrivée d'Amilcar en Espagne, et 229-8, date de sa nu>rl.

426 HISTOIUE MILITAIRE DE CARTIIAGE.

Amilcar en Espagne, fut renvoyé par lui pour combattre des Numides. Il leur tua 8 000 hommes et en fit prisonniers 2 000; les autres se soumirent et durent payer tribut*.

Carthage. qui s'était vue presque réduite à ses murailles ef menacée de succomber à la famine, avait, en fin de compte, afTcrmi et étendu sa puissance; elle avait agrandi son territoire africain, et, dans les années qui suivirent, les Barcides purent puiser largement chez les Libyens et les Numides les troupes dont ils eurent besoin pour les guerres d'Europe.

Ce fut peut-être vers cette époque que les Carthaginois, instruits par les dangers qu'ils avaient courus, élevèrent le triple rempart qui rendit leur ville imprenable du côté de la terrée

Pendant la guerre des mercenaires, les Romains n'avaient pas profité de la détresse de Carthage pour l'abattre; au contraire, ils lui étaient venus en aide. Ils souhaitaient quelque repos après la longue lutte dont le prix avait été pour eux la Sicile; on peut supposer aussi que leur attention se portait d'un autre cùté, qu'ils s'inquiétaient de l'attitude menaçante des Gaulois de la vallée du Pô. En ce temps-là, d'ailleurs, ils

1. Diodore, XXV, 10, 3. Un fragment de Cœlius Antipater (dans H. Peter, Historicorum Romanorum fragmenta, Leipzig, 1883, p. 100, n° 4) mentionne l'envoi d'Asdrubai en Afrique du vivant d'Amilcar. — Selon Frontin {Strat., IV, 7, 18), un Asdrubal, étant entré sur le territoire de certains Numides et voyant qu'ils s'apprêtaient à lui résister, affirma qu'il venait pour capturer des éléphants et qu'il n'avait aucune intention hostile; les indigènes le crurent, mais Asdrubal abusa de leur confiance pour les attaquer et les soumettre. Ce fait, à supposer qu'il soit historique, se passa au in' siècle, époque à laquelle les Carthaginois eurent des éléphants de guerre (conf. t. I, p. 437, n. 2). Cet Asdrubal pourrait être le gendre d'Amilcai (conf. 0. Gilbert, Rom und Karthago, Leipzig, 1870, p. 120; Meltzer, De belli Punici secandi primordiis, p. xvi, n. 7); lors de la mort de son beau-père» il disposait en Espagne de plus de cent éléphants (Diodore, XXV, 12). Cependant il est permis de penser à d'autres personnages du même nom, par exemple à Asdrubal, frère d'IIannibal, ou à Asdrubal, fils de Giscon, qui tous deux firent la guerre en Afrique.

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