Voir Beloch, II, p. 58i, n
temps. Beaucoup se noyèrent en voulant repasser le Crimisos ; la plupart furent massacrés ou faits prisonniers \ La panique gagna même les gens qui n'avaient point participé à la lutte, et les vainqueurs purent s'emparer d'un immense butin Timoléon, n'ayant pas assez d'hommes, s'abstint de poursuivre les fuyards, qui regagnèrent Lilybée. Il rentra à Syracuse, d'où il envoya dans sa patrie des armes recueillies sur le champ de bataille; il les fit placer dans des temples, avec cette inscription : « Les Corinthiens et Timoléon, leur général, ayant délivré des Carthaginois les Grecs qui habitent la Sicile, ont offert aux dieux ces témoignages de reconnaissance ».
A Cartilage, on rappela d'exil le fils d'IIannon, Giscon, dont la renommée militaire était grande et on le chargea de la conduite de la guerre^. Les citoyens avaient été fort éprouvés dans la dernière campagne : on ne fit pas de levées parmi eux, mais, entre autres mercenaires, on enrôla des Grecs, que l'on paya largement^ : on désirait des soldats qui valussent ceux du chef corinthien.
La province, où celui-ci avait laissé quelques troupes, fut reconquise, et plusieurs tyrans qu'il avait à combattre dans la Sicile orientale reçurent des secours. Cependant les Carthaginois offrirent la paix, en 338 \ soit par lassitude, soit peut-être pour