Voir ibid., p. 340 et
4. La chronologie des événements que nous venons de raconter n'est pas fixée îvec ccrliludo. Selon Diodore, l'armée punique s'enfuit de Syracuse dans l'année où elle y vint, en 344-3, c'est-à-dire entre l'été de 344 et l'été de 343 (XVI, 00, 3 €t o). Or, selon Plutarque (Timoléon, 22), les Carthaginois, après cet échec, se 'gréparèrent à une grande expédition en Sicile, pour la belle saison : par conséquent, pour le printemps de 343, ou plus probablement de 342. Diodore indique les préparatifs de l'expédition en 342-1 (XVI, 73, 3); le débanjuement de la nouvelle armée, ainsi que la bataille dans huiuelle elle fut vaincue par Timoléon, en 340-339 (XVI, 77, 4—81, 2). Si cette dernière date est exacte, il faut choisir l'année 339, car la bataille du Crimisos, d'<iprès Plutarque (ibid., 27), eut lieu en juin. Que se serait-il passé entre 342 et 339? Nous l'ignorons. Si l'on place avec Diodore la bataille en 340-339 (par conséquent en juin 339) et, avec le même auteur, le traité en 339-8 (XVI, 82, 3), l'on doit admettre que les préparatifs de Ciscon se firent dans l'hiver de 339-8, que sa campagne fut courte et «[ue la
se passer des services de Giscon. Timoléon traita volontiers : il ne disposait que d'une petite armée, qu'il avait peine à entretenir; il ne pouvait guère espérer renouveler le coup de fortune du Crimisos; surtout, il souhaitait achever la tache qu'il s'était donnée de ranimer les cités grecques en installant de nouveaux colons et d'y restaurer le régime républicain. Carthage conserva les limites établies au temps de Denys l'Ancien, le fleuve Iliméras au Nord S l'IIalycos au Sud; mais les Grecs qui voulurent se soustraire à sa domination furent autorisés à émigrer à Syracuse. Elle promit de ne pas secourir les tyrans qui seraient en guerre avec les Syracusains. Toutes les villes grecques situées en dehors de son territoire furent déclarées libres. A l'État que Denys l'Ancien avait dirigé de sa main puissante, Timoléon substituait une fédération de cités autonomes. Politique qui dut réjouir les Carthaginois et les engager à mettre fm aux hostilités ! Ils pouvaient prévoir que ces villes s'épuiseraient dans des agitations misérables et rompraient une union à laquelle elles n'étaient pas contraintes.
Rassurés du côté de la Sicile, ils eurent bientôt à s'inquiéter des événements dont l'Asie était le théâtre. En 332, après sept mois de siège, Tyr, leur métropole, fut prise par Alexandre, qui y trouva des députés chargés, selon une coutume séculaire ^ d'apporter l'hommage de la colonie africaine au divin maître de la cité, Melqart^ Carthage n'avait pas osé secourir les Tyriens; elle s'était contentée d'accueillir les nonpaix fut conclue vers la fin du printemps. Meltzer (I, p. 518) place la bataille en 343, E. Cavai^nac {Histoire de CAntiqaiié, II, p. 461), en 342.