‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 121 sur 407 · Id., I · texte numérisé non relu

Id., I

7. Probablement avec l'armée qu'Amilnar conduisit bienlAt en Espa2:no : Vares**, l. c, p. 49.

8. Polybe, I, 88, 9-12; 111, 10, 3; 111, 27, 7-8. Pour rimlemnile, voir l. II,

essayèrent de justifier comme ils le purent une conduite que Polybe déclare injustifiable ^

Après avoir pris la grande île jetée entre les deux bassins de la mer Intérieure, entre l'Italie et l'Afrique, ils s'avançaient vers l'Ouest à travers cette mer. L'empire de la Méditerranée occidentale, ambition séculaire de Carthage, semblait perdu pour elle, et, de Lilybée, ceux dont les Hottes l'avaient vaincue à Myles, à Ecnome, au cap Bon, aux îles agates, pouvaient atteindre ses ports en une journée et une nuit de navigation^.

Les Carthaginois qui aimaient leur patrie s'inquiétaient de cette déchéance et de cette menace; ils souhaitaient une revanche des défaites qui les avaient obligés à évacuer la Sicile et de l'iniquité qui leur avait arraché la Sardaigne. Amilcar Barca ne cessa d'y pensera On sait que, quand il emmena en Espagne son fils aîné, âgé de neuf ans, il l'invita à jurer, sur l'autel où il sacrifiait au plus grand des dieux, de ne jamais être l'ami des Romains : cinquante ans plus tard, Ilannibal put se rendre le témoignage qu'il avait tenu son serment*.

La conquête de l'Espagne allait être pour Amilcar et les héritiers de ses projets la préparation d'une nouvelle lutte centre Rome^ Disposant des inépuisables mines d'argent de la pénin-

p^ 316. — Peu après le traité de 237, les Romains auraient accusé les Carthagino's d'avoir excité secrètement des troubles en Sardaigne et ils auraient pensé à leur fcrire de nouveau la guerre : Eutrope, III, 2, 2; Paul Orose, IV, 12, 2-3; Dicn Cassius, Cragm. 45, 1, édit. Melber; Zonaras, VIII, 18, p. 403, d —401, c; Aulu- Gelle, X, 27, 3-5 (il cite Varron). Ces textes, qui d'ailleurs ne concordent pas, ne méritent aucune confiance.

1. III, 28, 1-2. Gonf. plus haut, p. 117, n. 6. — On lit dans des auteurs de très basse époque que, par le traité de 241, Carthage avait renoncé à la Sardaigne, en môme temps qu'à la Sicile (voir les textes apud Meltzer, II, p. 590, au bas); mais rien ne prouve (jue Tite-Live ait affirmé cette contre-vérité : conf. Lulerbacher, Philologus, LXVI, 1907, p. 426.

2. Entre Lilybée et Carthage, il y a un peu plus de 210 kilomètres.

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