‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 14 sur 407 · Au delà de Thermal · texte numérisé non relu

Au delà de Thermal

3. Arrien., Anab., Il, 24, 5; il ajoute qu'Alexandre leur fit grâce. — Quinte- Curce parle de deux ambassades : l'une, religieuse, qui arriva, dit-il, immédiatement avant le siège pour célébrer le sacrifice d'usage (IV, 2, 10); l'autre, composée de trente membres, qui, pendant le siège, serait venue annoncer aux Tyriens que Carthage ne pouvait pas les assister (IV, 3, 19; avec des détails inexacts). Après la prise de la ville, Alexandre aurait épargné les députés carthaginois, tout en leur annonçant qu'il ferait bientôt la guerre à leur patrie IV. 4. 18).

GARTHAGE ET LEs GRECS DE SICILE. 17

combattants qui avaient quitté la ville ^ Succédant aux rois de Perse, Alexandre allait-il se souvenir que ceux-ci s'étaient regardés comme les souverains légitimes des colons originaires •de la Phénicie, province de leurs Etats-? Vengeur et protecteur des Grecs, voudrait-il désarmer tous leurs ennemis, en Occident comme en Orient? Songeait-il à soumettre cette Libye -dont il avait traversé les déserts, peu de temps après la chute •de Tyr, pour entendre Ammon, le g;rand dieu des Libyens, l'appeler son fils? Et si Carthage résistait, aurait-elle le sort de sa métropole, dont la population avait été impitoyablement massacrée ou réduite en esclavage? Un habile homme, Amilcar ^ fut chargé, dit-on, de s'enquérir des desseins d'Alexandre. Il obtint une audience, prétendit qu'il avait été chassé de sa patrie et offrit ses services. Admis dans l'entourage du roi, il put envoyer à Carthage des informations, écrites sur des tablettes où elles étaient cachées par une couche de cire. On ajoute que, rentré en Afrique après la mort d'Alexandre, il fut accusé de trahison et exécutée Une autre indication mérite plus de confiance. Lorsque le conquérant, après sa campagne dans l'Inde, revint vers Babylone, il reçut les ambassadeurs d'un grand nombre de peuples. Il y avait parmi eux des Carthaginois, des Phéniciens d'autres villes de la Libye, et aussi, semble-t-il, d'Espagne et de Sardaigne^ Tous, probablement, se demandaient avec angoisse ce qu'allait faire l'homme auquel aucune entreprise ne paraissait interdite. Un écrit trouvé au lendemain de sa mort aurait révélé qu'il projetait de construire, en Phénicie, en Syrie, en Cilicie, dans l'île de Chypre, 1 000 vaisseaux plus grands que des trirèmes, destinés à une expédition contre Carthage et à la conquête des pays

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