‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 142 sur 407 · n>id., p. 330, n · texte numérisé non relu

n>id., p. 330, n

3. Sur la inarclie d'ilaiinihal depuis l'Kspagne jusi|u'a l'Italie, voir Jullian. I, p. 45S-489.

4. A Heaucaire, selon M. Jullian [\, p. 401-5. noie) La nui'-lion est très coniroverséo.

Pyrénées. Quand ses éclaireurs lui eurent fait connaître d'une manière certaine le voisinage de l'ennemi, il s'avança jusqu'au ]ieu où les Carthaginois venaient de traverser le Rhône. Ilannihal, informé du débarquement des Romains, ne les avait pas attendus. Il s'était enfoncé vers le Nord, en suivant la rive gauche du fleuve. Chercha-t-il, comme on l'a supposé*, à attirer derrière lui cette armée, dont il aurait craint le retour en Italie, et à la vaincre assez loin de Marseille pour lui rendre impossible une retraite vers cette ville? Il semble plutôt qu'il ait voulu éviter une lutte, qui, même victorieuse^, l'aurait afTaibli, qui, surtout, l'aurait retardé. L'automne était venu, les neiges allaient bientôt rendre les chemins impraticables; si Ilannihal ne s'était pas hâté de traverser les Alpes, il aurait dû rester inactif jusqu'au printemps, dans un pays pauvre et peu sur, tandis que Rome aurait préparé, de l'autre côté des montagnes, la défense des plaines du Pô. Scipion jugea qu'il serait peu sage de le poursuivre et il revint à la côte. Il remit ses troupes à son frère Cnoeus, auquel il ordonna de les conduire en Espagne; lui-même retourna à Pise, puis gagna rapidement la Cisalpine, pour prendre le commandement de deux légions qui y avaient été envoyées contre les Gaulois révoltés.

Ilannihal longea le Rhône jusqu'au confluent de l'Isère, dont il remonta la vallée. Quelle fut ensuite sa route? On sait que cette question a soulevé des discussions interminables. Nous nous contenterons d'indiquer ici l'hypothèse qui nous paraît être la meilleure : la vallée de la Maurienne, le col du mont Cenis, la vallée de la Doire Ripuaire^ Plus d'une fois, les Gaulois avaient franchi les Alpes, probablement avec beaucoup moins de peine que les Carthaginois, qui firent cette marche dans des conditions défavorables* : les guides connaissaient

Page 1