‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 146 sur 407 · Voir t. II, p · texte numérisé non relu

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temps. Le gouvernement punique consentit sans peine à envoyer àHannibal les troupes que Magon alla lui réclamer. Il résolut d'en envoyer d'autres en Espagne, afin d'occuper et de défendre ce pays après le départ d'Asdrubal, qui devait se rendre en Italie et accroître son armée par des levées chez les Gaulois. Ces derniers détruisirent une légion romaine en Cisalpine, vers la fin de l'année 216 : succès propre à les stimuler. Carthage décida encore une expédition en Sardai^^ne où des indigènes s'étaient soulevés et imploraient son assistance. Dans la péninsule italique, la journée de Cannes détacha des Romains une partie des Apuliens, la majorité des Samnites, les Lucaniens, les Bruttiens, la grande ville de Capoue, dont l'exemple fut imité par la plupart des cités de la Campanie, Capoue que le liarcide rêvait d'opposer à Rome comme une rivale dans le centre de l'Italie. En 215, des ambassadeurs de Philippe de Macédoine vinrent conclure avec Hannibal un traité d'alliance, stipulant que les Macédoniens soutiendraient les Carthaginois, que la république africaine et le roi ne feraient pas de paix séparée avec leurs ennemis communs, et que, si, dans l'avenir, ceux-ci attaquaient l'un des deux alliés, l'autre viendrait à son secours. Philippe avait d'excellentes troupes, dont l'aide pouvait être fort précieuse à Hannibal. En Sicile, on s'agitait autour du vieux roi Iliéron, qui mourut bientôt, en laissant sa succession à un adolescent, Hiéronyme. Les tuteurs de ce prince étaient favorables à Carthage; des députés allèrent trouver Hannibal, qui envoya lui-même à Syracuse deux officiers. Ilippocrate et Epicyde, descendants d'un citoven de celte ville'. Un traité, conclu, semble-t-il, à la fin do l'année 215, promit la moitié orientale de la Sicile à Hiéronyme, qui réclama bientôt la Sicile entière. Ce n'était pas le niomont de discuter ses exigences : le gouvernement dt» Car-

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