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174 IllSTOIUE MILITAIRE DE GARTHAGE.
ennemis et mirent en fuite les autres ; puis ils retournèrent à Lilybée '.
Nous trouvons dans Tite-Live ^ un récit à peu près semblable au sujet d'une croisière qui aurait eu lieu en 207. Valerius Laevinus repart de Lilybée avec sa flotte. Cette fois, les Romains portent leurs ravages sur les territoires d'Utique et de Carihage; ils s'avancent jusqu'au pied des murs d'Utique. Au retour, ils se heurtent à une flotte de 70 vaisseaux; ils en prennent 17, en coulent 4 et mettent le reste en fuite.
Ces diverses expéditions purent causer des dommages plus ou moins graves aux Carthaginois, mais elles ne menacèrent nullement leur domination en Afrique.
Ils avaient à craindre un danger plus grand : l'hostilité de <:ertains souverains indigènes, qui pouvait les empêcher d'employer toutes leurs forces dans la lutte contre les Romains et donner à ceux-ci des points d'appui, lorsqu'ils se sentiraient capables de porter la guerre de l'autre côté de la Méditerranée.
Il est probable que des États se formèrent d'assez bonne heure en Berbérie, par la réunion de diverses tribus sous une autorité commune. Quand Hannon se révolta contre Carthage, vers le milieu du iv^ siècle, il appela à son aide le roi des Maures ^ A la fin du même siècle, est mentionné un Ailymas, roi des Libyens, qui fut successivement l'allié et l'ennemi d'Agathocle *. On ne sait rien de plus sur ces deux rois, ni
1. Tite-Live, XXVII, 29, 7-8; conf. XXVII, 22, 9, où Tite-Live dit que Valerius avait reçu du Sénat des instructions pour faire cette spèditn, s'ille jugeait bon.