Hn grec MajpoÛTto-., en latin Mauri
3. Les textes donnent pour ces deux noms des formes diverses, (juc nous indiquerons plus tard.
4. Quant au nom transcrit Maupojaioi, Mauri, c'était peut-être un terme phénicien, signillant « les Occidentaux ». Pline (V, 17) dit cepend.nit que ce fut le nom d'une grande tribu, réduite ensuite par les guerres à quelcjnes familles.
5. Tite-Live, XXIX, 30, 1 : « Raga ea tempestate [en 200] rcx Maurorum erat ».
6. Polyhe, III, 33, 15. Gœlius.dans H. Peter, Historicorum Romanorum franmenta, p. 107, n" 55. Tite-Live, XXIV, 49, 5 (voir aussi XXIX. 30, 1). Pour ces textes) V. infra, p. ISO, n. 2.
7. XVII, 3, 0 et 9. Pline l'Ancien (V, 19) mentionne un fleuve Mulucha qui,
souverains massyles depuis Masinissa, qui mourut en 148 * • il convient donc d'admettre que la frontière avait été fixée plus tôt, au temps où le royaume des Masassyles existait encore ^. On nous dit que les Masœsyles, voisins des Maures, faisaient face à la parlio de l'Espagne où était située Carthagène^ : ce qui répond à l'Oranio. En 20G, leur roi, Syphax, résidait à Siga S près de l'embouchure de la Tafna, à une vingtaine de lieues à l'Est de la Moulouia. Par conséquent, il dominait sur l'Ouest de l'Algérie actuelle ^ Mais il étendait son autorité bien plus à l'Est. Selon Strabon, la limite entre les Masaesyles et les Massyles était le cap Tréton ^ aujourd'hui le cap Bougaroun, au Nord de Constantine. A l'intérieur des terres, Syphax était maître de Cirta (Constantine), certainement en 203 et probablement à la fin de 206 ' : Tite-Live indique que ce lieu faisait partie de ses anciens Etats, et non de ses conquêtes récentes ^
Le royaume des Massyles, beaucoup moins vaste, était bordé
dit-il, servit de limite entre Bocchus (roi de Maurélanie) et les Masœsyles. Mais, si les indications géographiques qu'il donne sont exactes, cette Mulucha ne peut pas être identifiée avec la Moulouia.
1. Micipsa, fils de Masinissa, est qualifié de roi des Massyles sur une inscription néopunique de Cherchel, lieu qui avait certainement fait partie du royaume des Masœsyles : Berger, Revue d'assyriologie, II, p. 36.
2. D'ailleurs, Slrabon (XVII, -3, 9) paraît bien dire que le fleuve Molochath était la limite des Masaesyles au temps de leur roi Syphax.
3. Tite-Live, XXVIII, 17, 5 : « Masaesulii, gens adfinis Mauris, in regionem Hispaniae maxime qua sita Nova Carthago est speclant ».
4. Voir t. II, p. 164, n. 7; ici, p. 185, n. 1. — On a trouvé en ce lieu des mon- ♦naies de Syphax : Demaeght, Catalogne du musée d'Or an, Numismatique ancienne,
5. Juba II, cité par Pline (V, 52), indiquait comme étant chez les Masœsyles (« gente Masaesylum ») un lac qu'il faut, sembie-t-il, chercher dans le Sud oranais. Mais peut-être s'agit-il ici d'une tribu, occupant un territoire restreint, et non de l'ancien royaume auquel cette tribu aurait donné son nom.
6. XVII, 3, 9 (où le nom Tprjxdv manque dans les manuscrits) et 13.