Tite-Live, XL, 17. Voir t. II, p
4. Polybe, III, 33, 15 (d'après Hannibal). Dès l'année 220, il y aurait eu, selon Plutarque, des Masœsyles dans l'armée d'Hannibal en Espagne : t. II, p. 361, n. 6.
5. 'pZ:'D, sur des monnaies à légende punique : L. Mûller, Numismatique de Vancienne Afrique, III, p. 90-91, n°' 2-4, et Supplément, p. 69; Babelon, Bull, des antiquités africaines, I, 1882-3, p. 129. Je doute fort que ce soit le même nom, orthographié diiréremment, qui se retrouve sur des inscriptions puniques : opinion de Ph. Berger, Journal asiatique, 1887, I, p. 462; Reoue d'assyriologie, II, p. 41, n. 1. Sô^a; : Polybe, XVL 23, 6; Diodore, XXVII, 6; Polyen, VIII, 16, 7; etc. >:-:ça^ : Appien, Iber., 29; Dion, fragm. 56, 55, édit. Melber; etc. Syphax : Tite-Live, XXIV, 48, 2, etc. Ce nom (iilô^a^) est attribué à un roi mythique de l'Africiue du Nord, issu, dit-on, d'Héraclès : Juba II, apud Plutarque, Serlorius,9. On le retrouve {Sefck) dans un auteur arabe, Ibn Coleïba, qui appelle ainsi un prétendu ancêtre des Berbères : de Slane, traduction de VHistoire des Berbères d'Ibn Khaldoun, IV, p. 572.
6. Syphax est qualifié à tort de roi des Massyles par Silius Italiens (XVI, 170^ 234, 258; XVII, 110), de roi des Maures par l'auteur du De viris illustribus, i^ (voir aussi Joannes Lydus, De mcnsibus, IV, 63, 102). Polybe (XVI, 23, 6), Tite- Live (XXVllI, 17, 5; XXIX, 32, 14), Polyen (VllI, 16, 7) indiquent qu'il était roi des Masoisyles.
L'AFRIQUE AU TEMPS DE LA GUERllE U"HANMBAL. 179
Asdrubal, frère d'Hannibal, luttait, dit Appien S contre les deux Scipions en Espagne, quand il fut rappelé, ainsi qu'une partie de son armée, pour combattre Syphax, qui avait attaqué les Carthaginois. Ceux-ci conclurent ensuite la paix avec le roi et renvoyèrent x\sdrubal dans la péninsule. Ces événements, d'après le contexte, se seraient passés entre 217 et 212 ^
Le récit de Tite-Live ^ est plus développé. En 213, les deux Scipions, apprenant que Syphax était devenu tout à coup l'ennemi de Carthage, résolurent de lui proposer une alliance. Ils envoyèrent d'Espagne trois centurions, pour lui prometUe que, s'il continuait avec énergie les hostilités, le Sénat et le peuple romain sauraient lui témoigner leur vive reconnaissance. Le roi barbare, flatté de cette démarche, lit bon accueil aux députés. Les entretiens qu'il eut avec ces vieux soldats le convainquirent de l'insuflisance de sa science militaire et lui montrèrent la supériorité delà tactique romaine. 11 leur demanda donc de lui prouver la sincérité de leur amitié en accédant à un désir qu'il leur exprima : l'un d'entre eux resterait avec lui, comme instructeur, tandis que les deux autres retourneraient auprès des Scipions. Les Numides, disait-il, étaient d'habiles cavaliers, mais ils ne savaient pas combattre à pied; ses ennemis, au contraire, avaient conliance dans la valeur de leur infanterie. Les hommes ne lui manquaient pas, mais, de cette masse confuse, il fallait faire une véritable armée. I.js Romains déférèrent à sa prière, sous la condition qu'il renverrait aussitôt le troisième centurion, si leurs généraux n'approuvaient pas leur conduite. Celui qui resta s'appelait Q. Statorius *. Les deux autres revinrent en