‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 170 sur 407 · Polybe, XI, 21, l-o: conf. Tite-Live, XXVIII · texte numérisé non relu

Polybe, XI, 21, l-o: conf. Tite-Live, XXVIII

2. V. infra, p. 190. — Tite-Live (XXVIII, 10, 12) déclare qu'on ne connut pas très clairement les motifs qui déterminèrent Masinissa à changer tout à coup de Itarli. D'après une version recueillie par Appien {Iber., 37; Lib., 10) et par Dion Cassius {apad Zonaras, IX, il, p. 430, a), Asdrubal, fils de Giscon, avait promis à Masinissa sa fille Sophunisbe. Elle fut cependant mariée à S\ phax : par son père, selon Dion; par les Gartlia'rinois, à Tinsu d'Asdrubal, selon Appien. Cette union devait assurer à Carlhage l'appui du roi masa'syle contre Home. Par contre, cotait oITcnser gravement Masinissa, (jui se vengea en salliaut aux Romains. .Mais cela ^st inexact, car le mariage do Sypbax avec Sophonisbe eut lieu à une date plus récente, comme l'indique Tite-Live (v. infra, p. 198). Quand Asdrubal vint, en même temps que Scipion, visiter Syphax, il n'était cerlainomont pas le beau-père du roi; or .Masinissa avait déjà engagé dos pourparlers avec Silanus (conf. €Usoml)lo Tite-Live, XXVIll, 10 et 17; Appien lui-même, Lib., 10, place le mariage de Soplionisbe avec Sypbax après la visite de Scipion à Siga). — Dion mentionne une autre prétendue cause do la défection do Masinissa. Après la rnort du père de ce prince, Asdrubal aurait aidé Sypbax à mettre la main sur le royaume inassyle. Mais, selon le récit de Tile-Live, (juo nous reproduirons (p. 192), Sypbax n'entreprit (lue plus lard la conquête des anciens Ktals de (iaïa.

3. U était, dit Tito Live (XXVll, 19, 9), (Ils d'une fille do f.aïa. Ailleurs (XXVIII, 35, 8), le mémo historien afiirmo (ju'il olail lils d'un frère de Masinissa.

4. XXVll, 10. 8-12. Gela se serait passé après la bataille de Ba-cula, en 208. Conf. Vulèrc-Maximo, V, I, 7.

^88 HISTOIRE MILITAIRE DE GARTllAGE.

Tarraixone, îivait laissé le commandement dans le Sud de l'Espagne *.

Il repassa ensuite en Afrique et fit un court séjour dans sa patrie-, puis il revint à Gadès. Les pourparlers engagés avec Silanus n'avaient pas eu le résultat souhaité. Masinissa voulut, comme Sypliax, traiter l'afTaire avec Scipion en personne; il le fit savoir à L. Marcius, officier qui se trouvait dans le voisinage. Publius était au Nord de l'Ebre. Il jugea sans doute qu'il ne devait pas faire moins pour Masinissa que pour Sypliax, et il alla rejoindre Marcius. Le prince massyle, averti par ce dernier, prétexta que ses cavaliers restaient dans une inaction fâcheuse, que ses chevaux dépérissaient dans l'île de Gadès, dont ils épuisaient les maigres pâturages : il obtint du général carthaginois, Magon^ l'autorisation de passer sur le continent et d'y faire des razzias. Il dépêcha alors trois chefs numides pour fixer le temps et le lieu de la rencontre, en invitant Scipion à en retenir deux comme otages et à renvoyer le troisième, avec lequel il se rendrait luimême à l'endroit désigné. L'entrevue n'eut pour témoins que quelques hommes d'escorte. Masinissa déclara que, si les Romains passaient en Afrique, ils pourraient compter sur lui, et Scipion, qui savait quel parti l'ennemi avait tiré des cavaliers massyles, agréa l'offre avec plaisir. Des serments auraient été échangés. Publius reprit la route de Tarragone. De son côté, Masinissa ravagea, sans en être empêché, les campagnes environnantes, afin de justifier ainsi son expédi-

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