‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 173 sur 407 · Voir t. II, p. 98, n. 4, et p. 152, n. t · texte numérisé non relu

Voir t. II, p. 98, n. 4, et p. 152, n. t

forces bien supérieures: l'armée avec laquelle il avait triomphé de Capussa; des troupes de ce Capussa, qui, après leur défaite, s'étaient mises sous ses ordres; enfin d'autres troupes, amenées par Lacumazès, qui les avait reçues de Syphax ; en tout 15000 fantassins et 10 000 cavaliers. Masinissa osa cependant livrer bataille. 11 fut vainqueur, grâce à la bravoure des hommes qu'il conduisait et à l'expérience qu'il avait acquise dans la guerre entre les Carthaginois et les Romains. Lacumazès, son tuteur et quelques Masœsyles s'enfuirent sur le territoire punique. Le fils de Gaïa devint ainsi roi des Massyles. Mais, prévoyant qu'il aurait à soutenir contre Syphax une lutte beaucoup plus dure, il jugea que le parti le plus sage était de se réconcilier avec son cousin. Il envoya donc à Lacumazès des émissaires, qui lui firent espérer, s'il se remettait à la bonne foi de Masinissa, les honneurs dont Œzalcès avait joui du vivant de Gaïa. A MazœtuUe, il promit l'oubli du passé et la restitution de tous ses biens. L'un et l'autre, désireux de rentrer dans leur patrie, acceptèrent ces propositions, malgré tous les efforts des Carthaginois pour les en détourner.

Syphax, caractère indécis, paraissait se résigner au fait accompli ; au fond, pensait-il, il lui importait peu que le royaume voisin appartînt à Lacumazès ou à Masinissa. Asdrubal revint le voir et s'attacha à le détromper. Il lui représenta que Masinissa ne se contenterait pas de l'héritage de Gaïa et d'Œïiilcès; Carthage et Syphax, également menacés par cet ambitieux, dont il avait lui-même apprécié le rare mérite en Espagne, devaient l'écarter, avant qu'il n'eut le temps d'accroître sa puissance. Le roi, se laissant convaincre, résolut d'occuper un territoire qu'il avait auparavant disputé à Gaïa^ : si Masinissa s'y opposait, c'était la guerre immédiate ; s'il cédait par crainte, les Masiesyles pénétreraient au cœur même de ses

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