Ou Marparos. Polybe, XV, 5, 14 : Trpo; 7id)'.v Mapyoïpov
8. Polybe. XV, 5. 14; 6, 1-3; conf. Tite-Live, XXX, 29, 0-10. ^. Polybe, XV, 6. 3.
Les modernes appellent cette bataille la bataille de Zama» Parmi les auteurs anciens, il n'en est qu'un qui la design© ainsi : Cornélius NéposS dont l'autorité est médiocre. Cepen* dant le récit de Polybe donne l'impression qu'il s'écoula fort peu de temps entre l'affaire des espions et le moment où Hannibal dressa son camp à proximité de celui de Scipion; que^ par conséquent, le Carthaginois fît peu de chemin après soU; départ de Zama. Lorsque Publius eut été rejoint par Masinissai et eut ainsi accru ses forces de 10 000 hommes, il dut souhaiter un prompt dénouement et marcher sans retard à l'ennemie Ilannibal alla à sa rencontre. Il choisit pour camper, cela est évident, l'emplacement qu'il jugea le meilleur au point de vue^ stratégique ; quelles que fussent les espérances qu'il pût fonder sur l'entrevue acceptée par Scipion, il n'eût pas conduit sestroupes dans une position désavantageuse, à seule fin d'êtr& exact au rendez-vous fixé.
La bataille fut livrée dans une vaste plaine *, où s& déployèrent deux grandes armées, dont l'une mit en lignede nombreux éléphants, où les cavaliers purent aisément évoluer et poursuivre les fuyards. Si la Zama que Polybe mentionne est une des deux villes que nous connaissons, ili faut chercher le lieu de la lutte à quelque distance de Sidi Amor el Djedidi ou de Jama, dont les alentours ne sont nullement des pays plats ^ Mais on trouve des plaines à l'Ouest d& la Zama orientale (dans la vallée supérieure de la Siliana*)^
1. Hannibal, VI, 3 : « apud Zamam cum eodem [Scipione] conflixit [Hannibal] »♦ Le scoliaste de Gicéron dit scoliasle de Bobbio s'est servi de Gornélius Népo» (édit. Hildebrandt, Leipzig, 1907, p. 112: à Pro Sestio, § 142) : « Hannibal..., congressione aput Zamam facta, superatus a P. Scipione... » (pour l'emploi de Népos par cet auteur, voir Hildebrandt, notes aux pages 108 et suiv.).
2. Le récit de cette bataille par Polybe le prouverait, même s'il ne le disait pas expressément (XV, 14, 8) : tôjv totkov ÈTriuéStov ûuapx^^vxwv. Voir aussi Appien, Lib., 40. Gonf. Wittinghausen, p. 302-3; Pareti, p. 315-6; Veith, p. 605-6, 614-5.