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SGIPION ET HANNIBAL. 283
amené en Italie avec Syphax et quelques chefs indigènes ; puis les Romains lui auraient attribué le royaume de son père et remis les Numides qu'ils tenaient en captivité. De son côté, Appien affirme qu'un des deux fils de Syphax fut pris en même temps que ce roi et envoyé à Scipion*, mais il ne paraît pas faire allusion à Vermina; il dit ailleurs^ que celui-ci possédait, vers le début de l'année 202, la majeure partie des Etats paternels. Nous avons vu^ que, selon le même auteur, Vermina serait venu rejoindre Ilannibal à Hadrumète : ce qui, du reste, n'est pas vraisemblable. Appien le mentionne de nouveau, après la bataille de Zama, comme un prince dont l'aide aurait pu permettre aux Carthaginois de continuer la guerre*. Il est encore question de Vermina dans Tite-Live, en l'année 200. Il envoya alors des ambassadeurs au Sénat, pour s'excuser de sa faute, imputable à sa jeunesse, et pour solliciter les titres de roi, d'allié et d'ami du peuple romain. On lui répondit qu'il aurait bien fait de demander la paix avant de prétendre à des honneurs qui récompensaient des services rendus à la République; qu'au surplus, des députés du Sénat viendraient bientôt en Afrique et lui dicteraient les conditions de cette paix^ Tite-Live ajoute que, quand les députés arrivèrent, Vermina alla les recevoir à la frontière de ses Etats, qu'il se soumit docilement à leurs exigences et qu'il envoya une nouvelle ambassade à Rome pour la ratification du traitée
Vermina régna certainement en Afrique, comme le prouvent dos monnaies sur lesquelles se lit, en langue punique, la légende : « Verminad roi », et qui ressemblent à celles de Svphax\