‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 259 sur 407 · Polybe, XV, 4, 4 (voir p. 243). Conf. Appien, Lib · texte numérisé non relu

Polybe, XV, 4, 4 (voir p. 243). Conf. Appien, Lib

6. Une autre hypothèse est possible : Zonaras (ou Dion, ou bien encore la

SGIPION ET HANNIBAL. 285

père, il est assez difficile de croire qu'il ait traversé deux fois impunément le pays soumis à Masinissa, d'abord pour venir au secours des Carthaginois avec une armée, puis pour s'en retourner comme un fugitif ^ ; il est encore bien plus difficile d'admettre que les Romains lui aient pardonné sa conduite et que, par un traité formel, ils lui aient garanti contre les convoitises de Masinissa ce qui restait du royaume des Massesyles ^ On voit combien les renseignements relatifs à Termina sont peu sûrs. Ïite-Live n'indique pas où la bataille aurait été livrée, pourquoi Scipion serait revenu vers Garthage, malgré l'approche de Vermina, et se serait contenté de détacher contre lui une partie de ses forces. Il ne dit pas que Masinissa soit intervenu dans ce combat ; il eût été pourtant tout naturel d'opposer aux troupes de Vermina celles du roi des Massyles. Quand Publius fut à Tunis, trente députés carthaginois se présentèrent. Leur attitude et leur langage furent encore plus humbles que lors de l'entrevue de l'année précédente, mais, loin d'exciter la compassion, n'éveillèrent chez les Romains que des sentiments de colère et de mépris ^ Pourtant, dans un conseil que tint le général, tous furent d'avis de traiter *. On prétendit, selon Tite-Live, qu'une des raisons qui déterminèrent Scipion fut la crainte d'être remplacé à la tète de

source de Dion) aurait, par suite d'une confusion, appliqué à Vermina des indications qui, en réalité, concernaient Masinissa. Tite-Live (XXX, 16, 1; 17, 7-14; V. supra, p. 240) dit que, lorscjue Lœlius emmena à Rome Syphax et d'autres prisonniers de marque, des députés de Masinissa l'accompagnèrent; ils obtinrent du Sénat qu'il confirmât à leur maître la possession du royaume des Min*>yles, et aussi qu'il relâchât des Numides, retenus captifs à Rome. Gela cadre eKaclemenl avec la phrase de Zonaras, si l'on y remplace OJepiiîvï par Maiividaï : tw 8à [Maa'.viag-a] ttiv paji/elav toO KCt-phi; eTiex-jpioaav xal -roù; îjcoypr/JiVTa; NojxâSa^ è/ap!<TavTo. Conf. Zielinski p. 117, n. 1.

1. On pourrait cependant faire observer que Masinissa avait alors amené à Scipion ses troupes disponibles, que le passage était donc kbre pour Vermina

2. Valère-Maxime (VII, 2, 6) dit, au contraire, qu'après la seconde guerre punique, le Sénat romain autorisa Masinissa à prendre tout ce qu'il voudrait en pays indigène.

3. Tite-Live, XXX, 36, 9; voir aussi Polybe, XV, 17, 2. Appien, Lib., 40-52 ^ii place ici un discours d'Asdrubal le Chevreau).

Page 1