‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 279 sur 407 · Valcri'-Maxime, IX. 13, ext · texte numérisé non relu

Valcri'-Maxime, IX. 13, ext

3. Appien, Li6., 100. Comme d ailleurs Svphax : Tite-Live, XXX, 12, lH; Appien, Lit., 27.

4. Plolémée Évergète, dans Frajni. hist. jracc., III, p. 187, n° 7.

apparaissent de temps en temps dans les tribus de la Berbérie*. Jlais lui-même connaissait la civilisation raffinée de Carthage, où il avait peut être passé quelques années de sa jeunesse^; il s'éprit de la fille de l'aristocrate Asdrubal, aussi instruite que belle; il donna à son fils Mastanabal une éducation grecque ^ 11 n'hésita pas longtemps à envoyer à Sophonisbe la coupe fatale, il sacrifia à la réussite de ses desseins bien des milliers de vies humaines. Pourtant le cœur du lion était capable de s'attendrir. Masinissa adorait les enfants. Il avait coutume de garder auprès de lui, pendant plusieurs années, ceux de ses fils et de ses filles. Il dit un jour à des gens qui venaient acheter en Numidie des singes, destinés à distraire de riches oisifs : « Mais les femmes de chez vous ne vous donnent donc pas d'enfants*? »

Au temps de la guerre d'Hannibal, il y avait, nous l'avons dit, trois grands Etats indigènes dans l'Afrique septentrionale, les royaumes des Massyles, des Masaesyles et des Maures ^ On mentionne aussi à cette époque des princes, des chefs ^ dont les uns pouvaient être vassaux des rois, dont les autres avaient, semble-t-il, gardé leur indépendance. Un demi-siècle plus tard, Masinissa étendait sa domination depuis la frontière de la Cyrénaïque, au fond de la grande Syrte, jusqu'à celle de la Maurétanie, aux rives de la Moulouia'. En 203-202, il s'était emparé, selon Polybe, de tout le royaume de Syphax, dont les deux capitales étaient Cirta, aujourd'hui Constantine, et

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