‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 311 sur 407 · Cela est peut-être exagéré : conf. t. II, p · texte numérisé non relu

Cela est peut-être exagéré : conf. t. II, p

3. Pour tous ces événements, depuis l'exil des partisans de Masinissa, notreseule source est Appien, Liô,, 70-73. Il semble bien s'être servi de Polybe, comme pour l'histoire de la troisième guerre punique. Nous avons dit (p. 3U8, n. 3) que Polybe vint probablement en Afrique avec Scipion en 150. Il aurait donc assisté & la grande bataille livrée entre Masinissa et Asdrubal. — Simples mentions decette guerre ou de la victoire de Masinissa : Polybe, XXXVl, 10, 12 (B.-W.; alias XXXVII, 3); Diodore, XXXII, 1; Tite-Live, Epit. l. XLVlil; Zonaras, IX, 20, p. 402, d. Scipion « pris pour arbitre • : Yalère-Maxime, II, 10, 4. — Le sommaire de Tite-Live nous apprend que celui-ci racontait, à propos de la bataille, une anecdote rapportée aussi par Polybe (repas frugal de xMasinissa : supra, p. 302, n. 0). Mais nous lisons dans le sommaire que le roi avait alors 92 ans : or, son â^e était de 88 ans, selon Polybe, puisque cet auteur dit qu'à sa mort, en 148, Masinissa en avait 90 (voir p. 182, n. 3), D'où l'on a conclu (Kahrstedt, p. 035, n. 4) que Polybe n'a pas été la source de Tite-Live. 11 n'y a peut-être eu, en réalité, qu'une erreur de transcription. L'original grec aurait parlé de 90 moins 2 ans, ce dont Tite-Live aurait fait par distraction 90 plus 2 ans. — Zonaras (L. c.) prétend que les Carthaginois furent aussi attaqués par d'autres voisins. Si cela est vrai, c'étaient vraisemblablement des vassaux de Masinissa.

4. Salluste, Jug., XIX, 7 : « fines Carthaginiensium, quos novissume habuerant» populus Romanus per magistratus administrabat ». Strabon, XVII, 3, 15. Voir aussi Appien, Bell, ciu., IV, 53.

un fossé*, la fossa regia'^, dont remplacement, 220 ans plus tard, au temps de l'empereur Vespasien, fut jalonné par des bornes ^ Quelques textes anciens et la découverte de plusieurs bornes nous permettent de reconstituer, au moins en partie, la frontière romaine de 146, par conséquent la frontière carthaginoise de 130-149*.

Elle commençait à l'embouchure de la Tusca (Oued el Kébir), tout près de Tabarca^ et prenait probablement presque aussitôt la direction du Sud-Est. Elle passait en deçà, non seulement des Grandes Plaines, conquête récente de Masinissa, mais aussi de la ville de Vaga, aujourd'hui Béja, au >Jord-Est de ces plaines et à moins de trente lieues de Carthage ^ Puis elle coupait la Medjerda et suivail un tracé assez capricieux entre la Siliana et l'oued Khalled, affluents de droite du fleuve. Des bornes, dressées autrefois sur l'emplacement de la fossa regia, ont été trouvées à 18' et 13 kilomètres* au Nord-Est de Téboursouk, à 12 kilomètres à l'Est-Sud-Est du même lieu^

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