‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 312 sur 407 · Voir la carte au t. II, p · texte numérisé non relu

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5. Pline l'Ancien, V, 22 et 23. Voir aussi Ptolémée, IV. .3, 6, p. 637, édit. Miiller.

6. Sallusle, passages cites t. II, p. 109, n. S. Voir Tissot, Géoyraphie, II, p. 6; Gsell, dans Recueil des mémoires (publié par l'École des Lettres d'Alger en 1905), p. 350, n. 5. — La conquête de Va^a oar .Masinissa fut naturellement postérieure à celle des Grandes Plaines. Elle eut donc lieu fort peu de temps avant la troisième guerre puni(|ue. La région environnante, très fertile, devait tenter le roi numide. Elle est accidentée et, de Béja, située sur une colline de 3uO mètres d'altitude, on a des vues étendues (Diehl, Nouvelles Archives des missions, IV, 1893, p. 410-420). On peut être tenté de se demander si la ville d'Oroscopa, mentionnée par Appien, n'était pas en ce lieu.

7. G. /. L., VIII, 14882 : à Henchir Barhala (Atlas archéologique de la Tunisie, f de Téboursouk, n' 98).

8. De Patlitere, C. r. Acad. Inscr., 1910. p. 315-7; Bull, archéol. du Comité, 1911, p. 402-4, n"' 30-39 : trois bornes employées comme matériau.x au marabout de Sidi Abdallab Bou el liéliaïin (Atlas, l. c, n" 81); une autre, gisant à un kilomètre environ au Sud du tnarai)out.

0. Gauckler, Bull, du Comité, 1901, p. 414 : près de Cbellou, au n'^ 229 de l'Atlas, ca«te citée. — Deux des bornes de la région de Téboursouk ont été recueillies auprèi des vestiges d'un épi pierreux artiliciel, dont on a constaté Texislence sur ui.e longueur de plusieurs lieues : Poin>sol, C. r. Acad. In:>cr., I'.t07. p. 409 et suiv.; de P.u lilere, ibid., 1910, p. .ilO. Au Sud-Ouest de Clietlou, celte sorte de mur

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La frontière tournait ensuite vers l'Est, comme l'atteste une autre borne, recueillie près des ruines d'Abthugni (Henchir es Souar)*, au Sud du djebel Zaghouane, à une dizaine de lieues à l'Ouest du golfe d'IIammamet. Se dirigeant vers le Sud- Sud-Est et se tenant à peu de distance du littoral, elle allait tomber dans la mer à Thœnse (Ilenchir Tina)-, non loin de Sfax. Le tracé de cette dernière section du fossé n'est pas connu d'une manière précise; cependant on sait que Thysdrus (El Djem), au Sud-Est de la Sebkha de Sidi el Hani, était dans la province romaine^; par contre, la rive occidentale de ce vaste lac semble avoir appartenu au royaume de Numidie*. Au milieu du second siècle, Garthage, jadis maîtresse de Sicca et de Theveste (Le Kef et Tébessa), ne détenait plus que l'angle Nord-Est de la Tunisie et une bande assez étroite le lono^ de la côte, entre les golfes d'Hammamet et de Gabès.

En faisant la guerre à Masinissa, les Carthaginois avaient violé l'une des clauses du traité de Scipion. Ils donnèrent ainsi à Rome un prétexte, sinon un motif de rupture. Or beaucoup

marquait les limites respectives du territoire de la cité de Thugga et d'un domaine impérial. Il est fort possible, comme le croit M. Poinssot et quoi qu'en pense M. Kahrstedt (p. 591, n. 2), qu'il ait marqué aussi la limite de la province primitive A'Africa. Il aurait remplacé le fossé, qui n'existait plus au temps de Vespasien, ainsi qu'en témoigne l'indication donnée par les bornes : « fines... derecti qua fossa regia fuit ».

1. Gagnât, C. r. Acad. Inscr., 1894, p. 4G : à deux kilomètres et demi au Sud d'Henchir es Souar, dont l'emplacement répond au n° 52 de la feuille Djebel Fkirine de VAtlas archéologique (voir Poinssot, C. r. Acad. Inscr., 1907, p. 480).

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