‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 313 sur 407 · Bell. Afric, XCIII · texte numérisé non relu

Bell. Afric, XCIII

4. Ibid., XLIII (Considius, qui assiégeait Acbolla, se rend à ïladrumèle en passant par le royaume de Juba) : passage interprété par Tissot, II, p. 14-15. — ïissot {ibid., p. 18-19) croit qu'il existe des traces d'un fossé antique, qui serait la fossa regio, entre l'extrémité méridionale de la Sebkha de Sidi el Uani et Henchir Tina.

de Romains pensaient déjà à détruire Carthage : ils n'attendaient plus qu'une occasion propice*.

Appien^ et Plutarque^ racontent que, lors de leur mission, Caton et ses compagnons virent l'état florissant de la grande cité africaine et des campagnes environnantes, et qu'ils s'en montrèrent fort inquiets. La patrie d'Hannibal s'était relevée. On pouvait même constater qu'elle s'armait*. Il fallait délivrer Home de cette menace. Il fallait aussi, a-t-on ajouté de nos jours ^ débarrasser les commerçants et les banquiers italiens de concurrents habiles et actifs. Rien ne prouve cependant que Caton ait eu ce désir. D'autre part, il s'était jadis montré ' hostile à une politique de conquêtes et il ne croyait sans doute pas que Carthage, dépourvue d'une marine de guerre, réduite par Masinissa à un territoire exigu, fut désormais capable d'ébranler la puissance romaine.

La véritable raison de l'attitude de Caton et de ceux qui se rangèrent à son avis est indiquée par Appien, dans un discours qu'aurait prononcé un ami de Scipion l'Africain, à la fln de la deuxième guerre punique ^ Il ne fallait pas que Masinissa devînt maître de Carthage''. Le roi avait rendu service à ses alliés en afl*aiblissant encore les vaincus de Zama. ]\Iais l'intérêt des Romains semblait exiger que la Numidie restât un Etat secondaire. Ils ne voulaient pas qu'elle eût pour capitale une ville très peuplée, très riche, foyer de civilisation, gardienne du passage entre les deux bassins de la Méditerranée. Caton et

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