‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 338 sur 407 · V. supra, p. Mîî (avis donne à Polybe · texte numérisé non relu

V. supra, p. Mîî (avis donne à Polybe

0. Selon Appien (77, in Jine), les consuls, ayant reçu les otages en Sicile, dirent aux Carthaginois qu'ils les informeraient ix lliijije des autres ordres du Sénat . indication peut-être empruntée à Polylie, quoitju'elle ne se trouve pas d.nns i'exlrait de cet auteur (jui nous est parvenu (voir XXXNl, 5, 9, et la note de

3i8 HISTOIRE MILITAIRE DE CARTIIAGE.

Ils passèrent le détroit, abordèrent à Utique et s'établirent avec l'armée dans le camp du promontoire, occupé un demi-siècle plus tôt par Scipion^

Les Carthaginois, consternés, leur envoyèrent des députés pour savoir enfin quel sort on leur destinait et pour annoncer qu'ils étaient prêts à obéir ^. Le plus âgé des consuls^ les félicita de leurs bonnes dispositions et leur enjoignit de livrer toutes^ leurs armes, toutes leurs machines de guerre*. Ils déclarèrent que cet ordre serait exécuté; mais comment la ville pourraitelle se défendre contre Asdrubal, qui, condamné à mort, la menaçait avec 20 000 hommes? On leur répondit que les Romains y pourvoiraient ^ P. Cornélius Scipio Nasica, le fils

Butiner- Wobst). II se peut cependant que Manilius et Censorinus aient cru bon de ne rien dire.

1. Polybe, XXXVI, 6, l. Diodore, l. c. Appien, 78. Orose (d'après Tite-Live)^ IV, 22, 1*. Zonnras, IX, 26, p. 403, 6.

2. Polybe, XXXVI, 6, 2-4; conf. Diodore, l. c. ; Appien, L c. (avec des additions destinées à rehausser la majesté de la scène : toutes les troupes romaines sont sous les armes; une corde, tendue devant l'estrade où se tiennent les consuls, empêche les députés de trop s'approcher; etc.; — aux chapitres 78-79, discours d'un des députés).

3. L'extrait de Polybe (XXXVI, 6, 5) le désigne ainsi, sans le nommer. Diodore (XXXII, 6, 3) affirme que le plus âgé des deux consuls était Manilius et qu'il parla dans la seconde entrevue d'Utique (il ne dit pas qui prit la parole dans la première). Au contraire, d'après Appien (Lib., 80 et 86), ce fut Censorinus, plus habile à s'exprimer que son collègue, qui parla dans les deux entrevues. M. Kahrstedt(p. 629) croit que, Polybe n'ayant pas nommé l'orateur, ceux qui le copièrent voulurent suppléer à son silence et choisirent au hasard soit Manilius, soit Censorinus. Mais peut-être Thistorien, dans un passage perdu, indiquait-il qu(^ Manilius était le plus âgé : remarque que Diodore aurait reproduite exactement. Manilius aurait donc été l'orateur des deux entrevues. Gicéron vante son éloquence {Brutus, 28, 108) : « paulo etiam copiosius nec multo minus prudenter M'. Manilius ». Appien aurait attribué par erreur à Censorinus ce que Polybe disait de Manilius, y compris l'éloge de son talent de parole.

4. Polybe, XXXVI, 6, 5; conf. Diodore, XXXII, 6, 2; Appien, 80 (avec un discours de Censorinus). — Selon Zonaras (IX, 26, p. 463, 6), les consuls ayant appelé les magistrats de Garthage, auraient d'abord demandé et reçu du blé, puis» successivement, les vaisseaux de guerre, les machines, les armes; mais les Carthaginois auraient gardé secrètement beaucoup de moyens de combattre. Il faut s'en tenir au récit de Polybe : il n'y eut que deux entrevues d'Utique et, dans la première, les consuls exigèrent les armes et les machines.

o. Diodore, XXXII, 6, 2. Appien, 80. Le passage conservé de Polybe (XXXVI» 6, 6) ne fait qu'une allusion à Asdrubal, mais la suite le mentionnait sans doute expressément, comme le font Diodore et Appien.

de l'adversaire de Caton, et Cn. Cornélius Scipio Ilispanus accompagnèrent l'ambassade, retournant à Carthage^; on leur remit 200 000 armes et environ 2 000 machines, qui furent transportées au camp d'Utique'. Cela fait, les consuls demandèrent qu'on leur envoyât quelques sénateurs, auxquels ils notifieraient ce que le Sénat romain ordonnait encore. La députation fut formée de trente des personnages les plus importants de la cité ^ Quand ils eurent comparu, l'un des consuls fit connaître la décision tenue jusqu'alors secrète : les Carthaginois devaient évacuer leur ville, que Rome avait résolu de détruire; ils iraient s'établir où il leur plairait, pourvu que ce fut à 80 stades (14200 mètres) au moins de la mer*. Dans leur désespoir, les députés se roulèrent à terre et poussèrent de longs gémissements \ Puis l'un d'eux, Banno%

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