Appien
2. Polybe, XXXVI, 6, 7; Diodore, XXXII, 6, 2: Appien, 80; Straboo. XVII, 3, 15; pour ces textes, conf. t. II, p. 350 (n. 5) et 416 (n. 4). Voir aussi Tite-Live, Epit. l. XL IX.
3. Diodore, XXXII, 6, 2-3. D'après Appien (80), les chariots portant au camp romain les armes elles machines furent suivis par les députés présents à la première entrevue et par un grand nombre de Carthaginois, sénateurs, nobles, prèires. qui se rendirent auprès des consuls pour essi^er de les toucher. Ce long cortège, marchant derrière des centaines de chariots, depuis Carthage jusqu'à Utique (distantes de près de dix lieues), est une invention d'Appien. désireux de composer une scène. Il ne dit pas que les consuls aient demandé l'envoi d'une nouvelle députation. 11 devait omettre cette indication de Polybe, reproduite par Diodore, puisqu'il faisait venir les Carthaginois d'eux-mêmes, en compagnie de leurs armes.
4. Appien, 81. Diodore, XXXII, 6, 3. Tite-Live, Epit. l. XLIX et papyrus dOxyrhyn»iue (Hossbach, p. 131;. Orose, IV, 22. 3. Zonaras, IX, 26, p. 4t)3. 6 (Rome aurait exigé que la ville nouvelle ne fût pas fortifiée). Allusion dan* Polybe, III, 5, 5. — Selon Florus (I. 31, 4 , la décision de déplacer Carthage aurait été un compromis entre l'avis de Caton. qui voulait la détruire, et celui de Nasica, «lui voulait la conserver. Cela n'est probablement pas exact, car la solution adoptée donnait, en somme, toute satisfaction à Caton. — Meltzer (.Vcu<f Jalirbucher fur Philologie, C.XLIII, 1891, p. 085) a fait remarquer que Platon, dans les Lois, exprime cette pensée qu'une ville, pour échapper aux inlluences corruptrices, doit être située à 80 stades environ de la mer (livre iV, début, p. 704, fc et d . II se peut, comme Melt/er le suppose, que le chilTre indiqué par le Sén.it ait été emprunté au philosophe. Mais je crois qu'il est vain de rechercher de quelle manière il serait passé du traité de Platon au décret de l'asstMubli'e romaine.
5. Diodore, XX.Xil, 0, 3. .Appien, 81-82 'il a copieusement développé cette sc«ue de désespoir).
6. liannon (Bàwwv), surnommé Tigillas : .\ppieu, 82. Ce nom se retrouve dans
demanda à parler. Peut-être Polybe n'avait-il pas entièrement inventé le discours qu'il lui prêtait* et qu'Appien paraît avoir reproduit d'une manière assez fidèle-. Il n'était plus temps^ aurait-il dit, de discuter la question de droit; à cette heure, le* Carthaginois ne s'adressaient qu'à la pitié des Romains. Ils n'en étaient pas indignes, car ils avaient, pendant de longues années, observé le traité de Scipion et ils venaient de se soumettre à tout ce qu'on avait exigé d'eux. De son côté, le Sénat romain s'était engagé à leur laisser leurs lois. Comment leur tiendrait-il cette promesse, si Carthage était détruite? Quels hommages, recevraient désormais leurs dieux et leurs morts, pourtant innocents? Quels moyens d'existence eux-mêmes trouveraient-ils loin de la mer, dont ils vivaient pour la plupart? Rome ne voudrait pas ternir sa gloire par une action aussi injuste. Et l'orateur suppliait les consuls de consentir au moins à un sursis, afin que sa patrie put envoyer des députés en Italie, au Sénat. . Censorinus, ou Manilius^ aurait répondu à Banno en s'évertuant à lui prouver que la mer avait été cause des malheurs de ses concitoyens, qu'il valait mieux pour eux s'éloigner des lieux dont la vue leur rappellerait leur grandeur passée et aviverait leurs regrets*. On peut croire que le discours du consul ne fut pas très long. Il lui suffisait d'affirmer que l'ordre du Sénat était irrévocable et qu'avant de quitter Rome, son collègue et lui avaient été chargés de l'exécuter, quoi qu'il advînt^
Les députés furent invités à se retirer et à annoncer cet ordre aux Carthaginoise Mais, prévoyant ce qui allait se passer :
des inscriptions puniques sous la forme N*jD (Bano) : voir, par exemple, C. /. S.» I, n° 208 1 . La forme BXavvwv, que nous trouvons dans Diodore {l. c), est incorrecte.
1. Mention de ce discours par Diodore {L c), dont, comme on le sait, la source est Polybe.
2. Lib., 83-85. M. Kahrstedt (p. 644, n. 1) croit le discours de Banno authentique.
3. Appien (80) dit Censorinus, mais il se trompe peut-être : voir p. 348, n. 3.