‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 345 sur 407 · XXXYI, 9 (B.-W. ; alias XXXYII, 1, a-c · texte numérisé non relu

XXXYI, 9 (B.-W. ; alias XXXYII, 1, a-c

LA FIN DE CAKTllAGE. 31)5

ni

Les consuls se partagèrent la tâche. Manilius devait, du côté de l'isthme, combler le fossé et franchir la triple ligne de fortifications*; Censorinus, forcer la partie de l'enceinte qui reliait cette ligne à l'entrée des ports et qui passait vers la naissance du cordon séparant le lac de Tunis de la haute mer; là, le mur était plus bas et plus faible qu'ailleurs^.

Les Romains s'imaginaient qu'il leur suffirait presque de dresser des échelles, soit sur le sol, soit sur leurs vaisseaux, et de les appliquer contre les remparts : quelle résistance pouvaient leur opposer des hommes qu'ils croyaient dépourvus d'armes? Les Carthaginois les détrompèrent et les contraignirent à battre en retraite. Une seconde tentative d'assaut n'eut pas plus de succès ^ Asdrubal campait à peu de distance en arrière des assiégeants, au delà du lac*: c'était une menace contre laquelle il fallait prendre des précautions. Les consuls établirent donc deux camps retranchés : Censorinus, sur le bord du lac, au-dessous des murs de la ville; Manilius, sur l'isthme. Puis Censorinus, traversant le lac, alla chercher des matériaux pour construire des machines. Mais, tout à coup, Himilcon, surnommé Phamaias S commandant de la cavalerie punique, tomba sur les Romains, tandis qu'ils coupaient des arbres, et

1. Appien (97) ne p.irle que de la seconde et de la Iroisièine ligne (petit mur, ou avarU-mur; haute muraille), néglig'eaiU le retranchement qui se dressait immédiatement en arrière du fossé. Voir t. Il, p. 28-2'J.

Page 1