Peut-ôlre vers Tunis
5. Appelé Amilcar ('Atx'Dxa;) dans un extrait de Polybe (XXXVI, S, i, B.-W.), *I(x!>.xojv, llimilco par Appien (97), Zonaras (IX, 27, p. 464, 6), Tile-Live (Epit. /. L). *^a!i.a•as dans .Vppien; «^auL£a; dans Diodore (XXXU, 17; voir aussi l'extrail de Polyhe), dans Dion Cassius (frag. 70, édit. Melber; idem dans Zonaras); Pha» maeas dans le sommaire de Tite-Live; Faniea dans Eulrope (IV, 10, 2 et 3).
en tua environ cinq cents. Leur général put cependant ramener une certaine quantité de bois et fabriquer des machines et des échelles. Son collègue et lui renouvelèrent leurs attaques, qui échouèrent comme les précédentes. Après de nouveaux efforts, Manilius réussit à grand'peine à atteindre l'avant-mur. Il lui fut impossible de pousser plus loin et il abandonna cette entreprise ^
De son côté, Censorinus remblaya le lac le long du cordon, pour disposer de plus d'espace. Il fit avancer deux grandes tours, qui contenaient des béliers^ L'une était mise en mouvement, dit Appien, par 6 000 fantassins ^ sous les ordres des tribuns, l'autre par les rameurs, sous les ordres des commandants des navires. Une partie de la muraille fut abattue. Mais, pendant la nuit, les Carthaginois réparèrent les dégâts ; ils osèrent même faire une sortie et ils incendièrent les machines. Pourtant, le jour suivant, les Romains pénétrèrent par une brèche qui n'avait pas encore été complètement bouchée. Ils. trouvèrent devant eux un large espace découvert, où les ennemis étaient rangés en bataille : des gens armés formaient le front; d'autres se tenaient par derrière, avec des bâtons et des pierres; d'autres encore, très nombreux, garnissaient les toits des maisons qui entouraient la place. Les troupes de Censorinus attaquèrent hardiment, mais, assaillies de tous côtés, elles furent repoussées. Scipion Emilien avait eu la prudence de retenir ceux qu'il commandait et de les disposer sur le rempart, de manière à pouvoir couvrir la retraite*.
1. Appien, 97. Voir aussi Zonaras, IX, 26, p. 464, a, et peut-être Florus, I, 3t, 10-11, qui aurait confondu Manilius et Mancinus.
2. M. Kahrstedt (p. 046) suppose que les machines de Censorinus se trouvaient vers le Fojidouk des Juifs, c'est-à-dire sur la mer, au bord de la baie du Kram. Mais Appien (98) indique expressément que Censorinus les fit avancer sur un remblai établi dans les eaux du lac.