Appien, 99. Zonaras, IX, 27, p
4. Il n'est pas possible d'admettre un autre emplacement pour le camp, transféré, dit Appien (99), du lac sur la mer. Pour la station navale, voir la note suivante.
5. Appien, 99. — Le vent favorable était sans doute le vent de Nord-Est. (jui domine en été. Les Carthaginois, dit Appien, traînaient d'abord les barques sous les murs avec des cordes, sans que l'ennemi pût les voir; puis, quand ils les avaient amenées en un lieu où elles devaient tourner et apparaître aux Romains» ils déployaient les voiles et mettaient le feu aux es(iuifs. On peut supposer ((ue ces barques étaient mises en mer sur la côte orientale ; les assiégés les auraient traînées le long du débarcadère qui précédait le rempart, puis lâchées à la pointe Sud-Est de ce débarcadère. De là à la station navale des Romains (située ap()roximativement entre le Kram et Khérédine), il y avait environ 800 mètres.
6. Ap[)ien, /. c. ; Tite-Live, Epit. l. XLIX; Orose, IV, 22,7; Zonaras, IX, 27, p. 464, 6. Les comices où l'on élisait les magistrats qui devaient entrer en charge au l"' janvier étaient probablement tenus vers le mois de novembre (Mommsen, liu/ni^chcs Slddtsrcclit, I, 3" édit., p. 5S3). La première e.xpédition de Népberis, postérieun» d'au moins plusieurs semaines au départ de Censorinus, eut lieu <iuel<iue temps avant la fin de l'année oflicielle : en elTet. Caton, qui mourut sous le consulat de Censurinus et de Manilius (Cicéron, Brutus, 13, 01; Velleius Palerculus, I, 13, 1 ; voir aussi Pline. XXIX, 15), parait bien avoir connu la con-
mure' (Zembra), rocher situé à l'entrée du golfe de Garthage : ce n'était pas un grand exploit.
A leur tour, les assiégés prirent l'ofTensive. Une nuit, ils s'avancèrent, les uns armés, les autres portant des planches, franchirent le fossé du camp de Manilius et commencèrent à arracher les palissades. Les Romains, surpris, se trouvèrent dans une situation critique. Mais Scipion sortit avec des cavaliers par une porte s'ouvrant du côté opposé à celui cfui était envahi et chargea les Carthaginois; ceux-ci prirent peur et rentrèrent dans leur ville^.
Cette alerte servit de leçon au consul: il renforça son camp, dont les palissades furent remplacées par des murs. Sur la mer % il éleva un fortin, destiné à protéger le débarquement des vivres que des vaisseaux lui apportaient*.
Il entreprit ensuite, avec 10 000 fantassins et 2 000 cavaliers, une expédition à l'intérieur des terres, afin de se procurer du bois, du fourrage et des vivres ^ Les tribuns conduisaient à tour de rôle les troupes détachées du gros de l'armée pour recueillir ce butin. Ils avaient à compter avec Phamaias, le jeune et audacieux chef de la cavalerie carthaginoise. Se mettant en embuscade dans les fourrés, dans les ravins, il attaquait soudain ceux qui ne se tenaient pas sur leurs gardes, leur faisait le plus de mal possible, puis disparaissait. Cependant on ne
duite de Scipion Émilien dans cette affaire (v. infra, p. 363, n. 4). On peut donc admettre que Gensorinus quitta l'Afrique vers la fin de septembre ou le début d'octobre du calendrier d'alors. D'après l'ensemble du récit d'Appien, ce dut être vers le commencement de l'automne : le calendrier concordait avec l'année astronomique (conf. p. 343, n. 2).