‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 356 sur 407 · Appien, 107. Mention dans Zonaras, IX, 27, p · texte numérisé non relu

Appien, 107. Mention dans Zonaras, IX, 27, p

2. L'entretien de Scipion et de Phamaias, qui précéda la seconde expédition de Néphéris, eut lieu, selon Appien (107), en hiver; selon Zonaras (/. c), vers le début du printemps. Au retour de cette expédition, dont la durée fut de vingt jours, Manilius apprit l'arrivée prochaine de son successeur (Appien, 109). Celuici vint « avec le printemps » (id., 110), probablement quand le printemps était déjà avancé.

3. Pour ce qui suit, voir Appien, 108-9, et aussi Zonaras, IX, 27, p. 465, b-c.

quant à la récompense qu'il recevrait, il laissait aux Romains le soin de la fixer. Ce traître faisait montre de sentiments délicats. Le lendemain, il rangea ses cavaliers en ordre de bataille. Puis, s'avançant sur le front, avec les autres officiers, il tint ce discours : ce S'il était encore possible de sauver la patrie, je serais prêt à le tenter avec vous. Mais, dans la situation présente, je crois devoir penser à mon salut. J'ai reçu des garanties pour moi-même et aussi pour tous ceux qui voudront me suivre. Le moment est donc venu pour vous de choisir le parti qui vous semblera le meilleur ». Environ 2 200 hommes, officiers et soldats \ passèrent avec lui du côté des Romains; le reste en fut empêché par Ilannon, surnommé le Blanc.

Quand l'armée vit revenir Scipion, accompagné de Phamaias, elle alla au-devant de lui et l'accueillit comme un triomphateur. Manilius, ravi et rassuré, — car il pensait bien qu'Asdrubal n'oserait pas prendre l'offensive après la désertion de son lieutenant, — battit aussitôt en retraite. Il manquait de vivres, car il n'en avait emporté que pour quinze jours : or il y avait déjà dix-sept jours qu'il s'était mis en campagne et il lui en fallait trois pour effectuer son retour. Scipion prit avec lui Phamaias, Guiussa et leurs cavaliers, ainsi qu'une partie des cavaliers italiens, et se porta vivement vers une plaine appelée ie Grand Gouffre -; il y ramassa beaucoup de butin et de vivres, qu'il rapporta à l'armée vers la tombée de la nuit.

Bientôt après, Manilius reçut la nouvelle de l'arrivée prochaine du consul Calpurnius Pison, qui devait le remplacer ^

1. A ce chiffre, donné par Appien (108), il faut peut-élre préférer celui de 1 200, indiqué dans un fragment de Diodore (XXXII, 17). Selon Zonaras (IX, 27, p. 4t)5, c), Phamaias aurait déserté avec quelques cavaliers. « Gum equitatu suo • : Tile- Live, Epit. l. L.

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