Geschichte, p
presque parallèlement au rivage, dans le fond de la baie de Kram^ N'oublions pas qu'on n'a nullement prouvé l'existence de jetées en ces divers lieux ^ Par conséquent, aucune des hypothèses qui viennent d'être mentionnées n'est solide. Nous allons voir que la plupart sont invraisemblables.
Quand Scipion- entreprit ce grand ouvrage, il chercha, cela va sans dire, cà le terminer vite, à ne pas gaspiller les matériaux qu'on devait péniblement extraire et transporter avant de les jeter à la mer. Il s'agissait de faire la digue aussi courte et aussi peu profonde que possible, tout en la tenant assez éloignée du rempart ennemi pour que les travailleurs ne fussent pas trop exposés. Nous ne connaissons pas exactement le tracé du mur de la ville ^ mais il est certain que le cordon tout entier se trouvait en dehors de l'enceinte. La digue pouvait donc s'amorcer vers la naissance de ce cordon, entre Khérédine et le Kram, plus près du Kram que de Khérédine. Pour rejoindre l'extrémité du débarcadère, elle devait s'orienter vers le Nord-Est. S'avançait-elle en ligne droite? Il faut le croire, si l'on attribue un sens rigoureux aux termes dont Appien se sert" : sjOjvojv £-1 TGV £77:Ao'jv. Maîs le verbe vMyt^) n'a peut-être pas une siimification plus précise que le mot français diriger. En se rapprochant de la courbe formée par le rivage entre les points de départ et d'arrivée, la digue eût été plus longue, mais eût rencontré de moindres profondeurs. Il se peut donc que Scipion ait jugé avantageux de la faire dévier de la ligne droite.
Ces observations permettent d'écarter les tracés proposés par MM. Ilantz, Oehler et Courtet. Les deux premiers, s'amorçant fort au Sud de la naissance du cordon, auraient été très longs*
!. Pour CCS dos d'âne, voir t. II, p. 07 GS.