Pour ce membre de phrase, v. infra, p
2. Le fils de Masinissa n'espérait sans doute pas que les Romains consentiraient à laisser Carthage debout. Mais il croyait peut-être que ses alliés ne s'établiraient pas dénnitivement en Afrique et il souhaitait les voir partir le plus tôt possible.
3. Ce chifTre de cent se trouve dans Diodore. 11 devait figurer dans le texte original de Polybe.
4. Était-ce par bienveillance, comme le dit Polybe, que Scipion faisait ces offres au bourreau des prisonniers romains? On peut supposer qu'il jugeait bon de priver les Carthaginois d'un chef qui, malgré l'asserliou contraire de l'historien, ne manquait pas d'habileté (conf. Kahrstedt, p. 659). Quehiues mois après, il lui laissa la vie, alors qu'il n'avait plus le même motif de l'épargner, mais il pensait peut-être alors à son futur triomphe, où il voulait faire figurer Asdrubal.
se frappa la cuisse à plusieurs reprises et prit à témoins les dieux et la fortune : « Jamais, s'écria-t-il, le jour ne viendra où Asdrubal verra à la fois la lumière du soleil et l'incendie de Carthage. Un homme de cœur trouve un noble tombeau dans les ruines de sa patrie * ! »
On a vu^ que les Carthaginois avaient, l'année précédente envoyé des députés aux Maures. Une courte phrase de Polvbe, dans son récit de la première entrevue de Gulussa et d'Asdrubal, indique qu'une alliance avait été conclue avec ces indigènes, mais qu'à l'époque où l'entrevue eut lieu, les Maures ne pouvaient plus rendre à Garthage aucun service. Qu'avait-elle attendu d'eux? Une attaque contre le royaume numide? Mais, dans le même temps, elle essaya de détacher des Romains Micipsa et Mastanabal : ce n'était pas le moment de leur susciter des embarras. Une invasion en Espagne, qui aurait provoqué dans la péninsule de nouvelles prises d'armes contre Rome^? Nous l'ignorons. Nous ignorons aussi à quels événements Pol3'be fait allusion. Rien ne prouve qu'ils aient été en relation avec l'envoi par Scipion de quelques vaisseaux sur les côtes des, Maures.
« A l'époque, dit Pline l'Ancien dans sa description de la Maurétanie, où Scipion Emilien commandait en Afrique, l'historien Polybe reçut de lui une flotte, afin d'explorer cette partie du monde * ». Et Pline reproduit des renseignements donnés par le Grec sur le monl Atlas. Polybe lui-même mentionne dans son troisième livre ^ un voyage que, pour son
1. Zonaras (IX, 30, p. 468, c-d) ne parle pas du rôle joué par Gulussa dans cette alTaire. Il dit inexactement qu'Asdrubal envoya des députés à Scipion pour essayer de traiter. N'ayant pu obtenir ce cju'il espérait le général carthairinois aurait enfermé sa femme dans la citadelle, parce qu'elle avait dépéché vers le consul un émissaire, pour implorer son salut et celui de ses enfants.
3. Kn 147, les Lusitaniens, après trois ans de répit, recommencèrent la p-uerre.
4. Ilist. nat., V, 9 : - Soipione Aemiliano res in Africa irereute. Polybius. annaiium conditor, ab eo accepta classe scrutandi illius orbis gralia circunivectus... •