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instruction et celle de ses lecteurs, il avait accompli sur l'Océan, le long de la Libye. Un pap3^rus mutilé nous apprend que Panaitius, envoyé par un général avec sept vaisseaux, entreprit un voyage scientifique*. Comme nous savons que ce personnage était l'ami de Scipion et qu'il l'accompagna à la guerre^, nous ne risquons pas de nous tromper en admettant qu'il s'agit de la même expédition. On a supposé^ que Publius désirait des informations précises sur les colonies puniques du littoral de l'Océan. Les études de ses savants amis pouvaient assurément se concilier avec une telle enquête, comme aussi avec une mission diplomatique; mais soutenir que « cette expédition n'était pas un vo3^age de découvertes* », c'est dire le contraire des textes qui nous indiquent ce qu'elle fut. Se souvenant peut-être d'Alexandre et d'Aristote, Scipion tint à honneur de favoriser les recherches de son maître Polybe. L'expédition, qui dura probablement plusieurs mois, eut lieu dans la belle saison de l'année 147^ ou de 146 ^ car les termes dont Pline se sert attestent que Publius était alors général en chef de l'armée d'Afrique, et non point tribun militaire sous les ordres de Manilius; du reste, un simple officier n'aurait pas eu le droit de détacher de la flotte un certain nombre de vaisseaux'. Nous croyons qu'il faut choisir l'année 147.
1. Papyrus d'IIerculanum, index des stoïciens (Crônert, dans Sitziingsberichte der preussischen Akademie, 1904, p. 470) : ... a-paTS-jaafXEvoç... a-j-rbv (Panœtius) èv vaualv ÊTiTa Tzpoç, ç;tAoax9r,<7iv. Pour l'interprétation de ce texte, voir Cichorius, RJievnisches Muséum, LXIU, 1908, p. 221.