Appien, 127 : 'Ap-/oijLÉvo'j S'sapo
3. Plutarque, Ti. Gracchus, 4 (v. supra, p. 336, n. 3). Ce Fannius épousa une fille de La'lius, le lég-at de Scipion.
4. Appien, l. c. : 6 '^•/.•.kûo'j ir^v/y.z,i'. tv; tî B-^po-r, xai t(ov Xijjlîvcov z(ù xa/.o-^uévto K(ij9wvt. Pour les mots xal — K(ÔO(i)V'., voir t. II, p. 4L Bûpo-a pourrait désigner l'ensemble de la vieille ville, par op|)()sition au quartier exU'^ieur, Méirnra : Appien aurait voulu dire (jue Scipion attaqua la Cité du côté du Colhon. Mai>, comme, dans le chapitre suivant, il emploie le mot Djpja pour désigner la citadelle (colline de Saint-Louis), il est permis de supposer qu'il ne lui donne pas ici un sens dilîérent et qu'il s'est mal exprimé : en réalité, Scipion attaqua d'abord le Cothon, puis, maître du double jiort, il entreprit l'attaque de Byrsa, la citadelle.
5. Appien, /. c. Mention vague de l'incendie du port dans Zonaras, L\, :10, p. 469, a. — Asdrubal, voyant que le rempart était forcé au-dessus de la plateforme, ne se crut sans doute pas capable de tenir dans le port marchand. Il se décida donc à allumer un vaste incendie, afin d'arrêter la marche de Scipion. Il se ménageait ainsi (juebjues heures de répit, dont il pouvait prollter pour or^::aniser la défense plus loin.
398 HISTOIRE MILITAIRE DE GAUTllAGE.
port (le guerre*, et qui était, selon Appien, entouré de deux murs. Sur des ponts improvisés, les soldats qu'il conduisait franchirent hardiment ces obstacles ^ Les gens qui se trouvaient là ne leur résistèrent pas : ils étaient exténués par la faim et démoralisés*.
Le port militaire était au pouvoir des Romains ^ Auprès^ s'étendait la grande place : Scipion en prit possession. Il y fit passer la nuit à ses troupes, les tenant sous les armes, car l'obscurité empêchait d'aller plus avants Au point du jour, il appela 4 000 autres soldats, tout frais. Ces hommes envahirent le temple d'Apollon, dont la statue dorée se dressait dans un tabernacle du poids de mille talents, recouvert de plaques d'or. Ils détachèrent les plaques avec leurs glaives et se les partagèrent, sans souci des ordres de leurs chefs ^
Tous les Carthaginois qui l'avaient pu s'étaient réfugiés
1. Comment l'atteignit-il? On ne nous dit pas qu'il ait amené ses troupes sur des vaisseaux jusqu'à la hauteur du port militaire et que, de ces vaisseaux, il ait appliqué des échelles contre le rempart. Il est plus probable qu'il fit le trajet à pied, en venant du débarcadère. La distance était au minimum de 400 mètres. Je ne crois pas que les Romains l'aient parcourue en passant entre la mer et le rempart, comme le pense Meltzer (Xeiie Jahrbaeher, GXLIX, 1894, p. 130). Il faudrait admettre que le bas du rempart était précédé extérieurement d'une sorte de trottoir ou de quai : une telle disposition aurait été trop favorable aux surprises pour qu'on l'eût adoptée; la muraille devait tomber à pic sur les flots. Il semble donc que LîElius se soit dirigé vers le port militaire en suivant la courtine du rempart, sur laquelle les Romains auraient pris pied après un assaut venant du débarcadère. — C'est peut-être à ce moment qu'il faut placer la conversation entre Scipion et Polybe dont nous avons parlé précédemment (t. II, p. 75, n. 4).