Diodoro, XX
2. Go ([ui parait prouver qu'il avait pris le camp carthaginois, quoique Diodore ne le dise pas (conf. Scluibert, p. 141-2). On no sait co que dovinront los doliris de l'annéo onuemio. Los personnages de l'aristocratie qui parlicipaii'nt à l'expédition n'étaient pas, seiuble-t-il, rentrés à Carthage lors du coup d'Ktul de Hninilcar (Uiodore, XX, 4:{, 2).
42 HISTOIRE MILITAIUE DE CARTIIAGE.
hautour. Apralliorle accourut, conclut avec eux une capitulation, puis, r]uand, sur la foi de sa promesse, ils furent descendus de leur refuge, il les fit tous égorger*.
Cette heureuse campagne n'améliora guère la situation du tyran. 11 n'avait pas encore remporté une victoire décisive. Son armée était trop peu nombreuse pour lui fournir à la fois les troupes de combat et les garnisons nécessaires. L'accroître semblait chose difficile : il savait que les indigènes africains étaient des auxiliaires très peu sûrs, et la mer lui était fermée. Il s'avisa d'un moyen pour se procurer de bons soldats.
Le Macédonien Ophelas-, ancien compagnon d'Alexandre , puis lieutenant de Ptolémée en Cyrénaïque, était, depuis quelques années, le véritable maître des colonies grecques de cette contrée et disposait de forces importantes. Agathocle chargea un Syracusain, Orthon, de l'inviter à participer à la guerre contre les Carthaginois ^ En retour de ce service, il promit de lui abandonner la Libye. Lui-même ne visait qu'à la possession de la Sicile, qu'il n'aurait pas de peine à occuper tout entière, lorsqu'il n'aurait plus rien à craindre des Carthaginois; s'il lui prenait envie d'étendre sa domination, il aurait devant lui l'Italie à conquérir ; quant à la Libye, séparée de la Sicile par une mer difficile à traverser, elle ne lui convenait nullement; il n'y était venu que par nécessité.
Ophelas accueillit avec joie ces ouvertures, qui répondaient