‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 63 sur 407 · Voir n. 2 et · texte numérisé non relu

Voir n. 2 et

6. Caton, cité par Nonius Marcellus (p. 100, s. v. Daovicesimo; conf. Aulu-Gelle, X, 1, 10), accusait les Carthaginois d'avoir violé six fois leurs conventions avec Rome avant le début de la guerre d'Hannibal. Gomme l'a fait remarquer Mommsen {L c, p. 322, n. 8; conf. Tâubler, Imperium ronianum, I, p. 270, n. 2), cela ne nousapprend rien sur le nombre des traités qui auraient été conclus, selon Gaton» entre les deux Républiques. Il n'y a donc pas lieu d'invoquer ici ce texte.

7. Tite-Live, VII, 38, 2. Quelques savants (Pais, Storia di Borna, I, 2, p. 188; von Scala, Staatsvertrdge, I, p. 204) sont disposés à réduire à une seule les deux ambassades mentionnées par Tite-Live en 348 et en 343. Je ne vois pas de bonnes raisons pour adopter celte opinion.

8. Voir, entre autres, Mommsen, Die rômische Chronologie bis auf Caesar, 2* édit. (Berlin, 1830), p. 320-5; Nissen, dans Neae Jahrbiicher fur Philologie, XGV, 1867,. p. 321-332; Meltzer, Geschichte, I (1879), p. 172-182 et 487-9, 340-5 et 519-520, 416-7 et 530; II (1896), p. 229-230 et 545-7; Unger, Rhcinisches Muséum, XXXVII, 1882, p. 153-203; Sollau, Philologus, XLVIII, 1889, p. 131-141, 270-284; R. von Scala, Die Staatsverlrùge des AUertums, I (Leipzig, 1898), p. 29-31, 202-4; E. Tàublcr, Imperium romanum, I (Leipzig, 1913), p. 254-267.

lîate que Polybe assigne au traité le plus ancien*. Divers textes contredisent en effet ses assertions, en ce qui concerne l'année de la fondation de la République, l'association de Brutus et d'Horatius au consulat, la consécration du temple Capitolin, 6t nous invitent à croire qu'à la fin du vi^ siècle, Rome était loin d'occuper dans le Latium une situation prépondérante. Oi nous lisons dans le traité^ : « Les Carthaginois ne causeront aucun dommage aux habitants d'Ardée, d'Antium, de Laurente, de Circéi, de Tarracine, ni à aucun autre des Latins qui sont sujets des Romains. S'il y en a d'autres qui ne soient pas sujets de ces derniers, les Carthaginois s'abstiendront d'entreprises sur leurs villes, mais, s'ils en prennent une, ils la remettront intacte aux Romains. Ils ne construiront aucune forteresse dans le pays des Latins ». C'est là un témoigna^-e très net de la domination de Rome sur une bonne partie du Latium et de sa volonté de s'en réserver le reste.

Cependant l'histoire des premiers temps de la République romaine demeure trop obscure pour que ces arguments soient péremptoires. D'ailleurs, la phrase relative à la date du traité n'est point une citation du texte original, que Polybe n'a pas reproduit en entier ^ Admettons qu'elle contienne des erreurs, admettons qu'une interprétation fautive, empruntée par notre auteur à des Romains, leur ait fait adopter une date inexacte* : il ne s'ensuit pas que ces Romains aient eu tort de tirer de certaines indications, de certains noms figurant dans le traité", la

1. « Que ce traité date du iiiilieii du iv' siècle, cela ne devrait plus 6trc contesté aujourd'hui », dit M. Relorh (III, I, p. 180, n. 1). — Pais, Storia di Roma, I, 2, n. à la p. 18S : « La défense de la date de Polybe, présentée par divers critiques, atteste seulement ou niancjue de mélhode, ou dileltanlisnie, et montre une fois de plus qu'il ne s'agit pas de faire la lumière pour que l'aveugle veuille [voir la vérité ».

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