PeuL-ùtre les noms de Juuius et d'IIoralius
70 HISTOIIIE MILITAIRE DE CARTIIAGE.
conclusion qu'il avait été écrit au début de l'époque républicaine K 11 est possible aussi que les clauses relatives au Latium n'aient pas été comprises, puis traduites avec une parfaite justesse ^ Les gens les plus instruits de Rome, au dire de Polybe% avaient peine à expliquer quelques passages de ce texte, rédigé en une langue bien ditîérente de celle qu'on parlait de son temps. Remarque qui prouve que le traité remontait à une antiquité reculée, même si la date qu'on lui assignait n'était pas rigoureusement conforme à la vérité. C'est là, croyonsnous, le meilleur argument à opposer à ceux qui veulent le reporter au milieu du iv^ siècle, en 348.
Si l'on adoptait cette opinion, l'on devrait placer en 343, et non en 306*, le traité que Polybe dit avoir été le second. En 306, Rome étendait sa domination sur le Latium tout entier et bien au delà. Gomment croire qu'à la fin du iv^ siècle, elle ait encore toléré des descentes de pirates dans le Latium, qu'elle les ait autorisés à y faire du butin et des prisonniers dans des villes non sujettes ^ qu'elle n'ait pas exigé l'insertion de clauses mentionnant d'une manière expresse les autres régions de l'Italie qui lui étaient alors soumises ^? — Mais, si le
1. Il semble bien que ni le second traité, ni le troisième n'aient été datés d'una manière précise. Il devait en être de même du premier. Mommsen, Chron.,p. 324; Tàubler, l. c, p. 271.
2. La traduction grecque (III, 22, 11 et 12) indique des Latins qui sont sujet* (uTTf.y.oo'.) des Romains, et d'autres qui ne le sont pas. Elle parait bien comprendre dans la première catégorie les cinq villes maritimes qui sont exprès» sèment nommées. Ce terme 671^x001 s'applique peut-être en réalité à des alliés. Quelques lignes plus haut (III, 22, 4 et 5), sont mentionnés des orj[Atxaxot des Romains. Or, si ces <7Û[jLaa/ot, dont les vaisseaux naviguaient sur les côte» d'Afrique, n'étaient pas les cinq villes en question, qui pouvaient-ils être vers la fin du VI' siècle? Les deux mots grecs, il est vrai, ne s'opposent pas toujours aussi nettement que les termes français sujets et alliés : des •jTiriy.ooi peuvent être qualifiés do Qj\iu.:iyo'. (conf. t. II, p. 287, n. 3). — L'original mentionnait probablement, nonTarracina, mais Anxur, premier nom de cette ville.