Ibid., p
4. On Q supposé (Soltau, l. c, p. 138 et suiv.) que le second traité fut conclu à une époque où Rome, ayant à lutter contre une grande révolte des Latins, se serait vue obligée de faire des concessions à Cartilage. Mais c'est là une hvpotlu'se (jui ne s'appuie sur aui-un argument solide. Notons qu'en 343, Garlliage soutenait une guerre en Sicile et n'était sans doute pas en état d'imposer se3 volontés à Home.
5. Il est possible, quoique Tito-Livo n'en dise rien, qu'on ait alors rédigé uno
l'autre le fut en 30G. Si Philinos a dit vrai, ce qui est probable*, le traité dont il a fait mention était apparemment celui de l'année 30G ^ Peut-être interdisait-il aux Romains tout acte de souveraineté, toute immixtion politique, non seulement en Sicile, mais aussi en Corse, île que les Carthaginois auraient eux-mêmes promis de ne pas occupera
Le traité conclu au temps de Pyrrhus* confirma les accords antérieurs ^ En outre, certaines clauses^ concernaient le roi d'Epire, ennemi commun des deux Républiques. Celles-ci
nouvelle convention, sorte d'acte additionnel tenant compte de l'extension toute récente de la puissance romaine en Campanie. Tite-Live comptait quatre traités antérieurs à la première guerre punique, le troisième en 306. Peut-être (quoi qu'en pense Mommsen, C/irono/., p. 323, n. 9) en mettait-il un en 343. Au temps où il écrivait l'histoire des débuts de la République, il ne connaissait pas, ou n'admettait pas la conclusion d'un traité à la fin du vi* siècle : il n'y fait aucune allusion dans son livre II. S'il ne dit pas expressément au livre VII que le traité de 348 ait été le premier, il semble bien le croire; en tout cas, il ne parle pas de renouvellement, comme pour les traités de 306 et de 279-8 (Holzapfel, Bômische Chronologie, Leipzig, 1885, p. 346, n. 3). D'autre part, il est vrai, Tite-Live affirme au livre IX (19, 13) qu'à l'époque d'Alexandre, Rome et Carthage étaient unies par de vieux traités : « foederibus vetustis ». Or le terme vetustis serait fort impropre s'il s'agissait seulement du traité de 348 et de celui qu'on peut supposer avoir conclu en 343.
1. Le commentateur de Virgile qu'on a appelé Deutéro-Servius (In Aencid., IV, 628) mentionne aussi un traité par lequel les Romains et les Carthaginois s'engagèrent à s'abstenir réciproquement des rivages qui leur appartenaient. Nous allons voir qu'une clause du traité de 279-8 prévoit, autant qu'il semble, une dérogation au traité dont parle Philinos. Quand les Carthaginois envoyèrent une flotte devant Tarente (infra, p. 74), ils violèrent, selon Tite-Live, le traité par lequel ils devaient s'abstenir de l'Italie (XXI, 10, 8; conf. Epit. l. XIV).