Polybe, I
3. Une quinzaine d'années plus tôt, on avait pu craindre qu'elle ne s'emparât de Uhégion, eu face do Messine (Polybe, I, 7, 6). Elle avait occupé Lipara, à proximité du détroit (voir p. 63).
leur ruine définitive, dès la fin du iv^ siècle, Carthage s'était probablement détachée de ces vieux alliés, dont elle n'avait plus à attendre de services ^ La guerre était inévitable^ et ceux qui la prédirent ne furent pas grands prophètes ^
Une partie des habitants de Messine, désireux de se débarrasser des Carthaginois, s'adressèrent à Rome, qui décida de leur venir en aide. Hannon, commandant de la garnison punique, fait prisonnier par trahison, ne fut relâché qu'à condition d'évacuer la citadelle. Carthage mit en croix cet officier et résolut de reprendre Messine, même au risque d'une guerre avec les Romains (264, ou plutôt 253 avant J.-C.)^
1. Diodore (XX, 61, 6) nous apprend qu'en 307, pendant la guerre d€ Carthage contre Agathocle, 18 galères étrusques vinrent au secours des Grecs, à Syracuse (supra, p. oo). Agatliocic recruta des mercenaires en Étrurie; il en avait dans son armée d'Afrique (Diodore, XX, il, 1; 64, 2; Toir aussi, pour une époque plus récente, XXI, 3, 2).