‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 84 sur 407 · Polybe, I, 33, i · texte numérisé non relu

Polybe, I, 33, i

2. Polybe (I, 33, 1) parle des marches et des campements des Carthaginois en plaine avant la bataille. Comme Tissot le remarque (I, p. o4o), ces opérations eurent un théâtre plus étendu que l'espace de quatre lieues qui sépare Cartha2:e de Tunis. — Appien {l. c.) dit que Régulus était campé auprès d'un lac et qu'il s'avança vers l'ennemi en contournant ce lac; la marche fut pénible pour ses soldats, chargés d'armes pesantes, souffrant de la soif et de la chaleur, atteints par des traits qu'on leur lançait de lieux escarpés. Vers le soir, ils furent à proximité des Carlhaginois. Un fleuve les en séparait. Régulus le franchit, pensant effrayer Xanthippe. Mais le Grec fit sortir du camp l'armée en ordre de bataille. Il espérait vaincre sans peine des troupes épuisées et prévoyait que l'obscurité même de la nuit serait favorable aux vainqueurs : l'événement prouva qu'il ne s'était pas trompé. On a supposé que ce lac était le lac de Tunis; Régulus l'aurait contourné dans la direction de Carthage. Mais il n'y a pas de fleuve de ce côté, ni de lieux escarpés le long du lac (Tissot, I, p. 544). Il fautajouter que les indications d'Appien sont suspectes. Son récit est inconciliable avec celui de Polybe. La tactique recommandée par Xanthippe consistait à combattre en plaine; or, selon Appien, des troupes puniques auraient occupé les hauteurs sur le passage des Romains. Les Carthaginois comptaient beaucoup, et avec raison, sur leurs éléphants et leur cavalerie, qui ne pouvaient être utiles que dans une bataille livrée en plein jour.

3. Tissot (I, p. .54o) est disposé à croire que la bataille fut livrée sur les bords de la Sebkha Djeriba, qui s'allonge en arrière du golfe dllammamet, dans le voisinage d'Hergla. Mais il ne donne pas de bonnes raisons à l'appui de cette opinion.

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