Conf. t. Il, p. 4uG
7. On ne se douterait guère de ce qui arriva aux Romains, si l'on n'avait conservé que cette phrase de Solin (XXYII, 40) : « Cn. denique Servilio, G. Sem. pronio consulibus, inter haec vadosa [de la petite Syrte) classem llomaiiam in pu ne accipimus per frétasse ».
8. Polybe, I, 39, 1-6. Voir aussi Diodore, /. c. ; Zonaras, Vlll, ii, p. 3'J3, a; Eulrope, l. c; Orose, IV, 9, 10-11.
92 IllSTOIllE MILITAIRE DE CARTIIAGE.
fin de la guerre, qui dura encore douze ans, aucune armée romaine ne reparut en Afrique.
On a vu que les Numides avaient profité de l'invasion de Régulus pour se jeter sur le territoire punique ^ Carthage, dès qu'elle le put, les châtia. Amilcar, auquel elle confia cette lâche en 254, se montra impitoyable : il exigea, dit-on, 1 000 talents d'argent et 20 000 bœufs ^ et mit en croix les chefs des tribus coupables \ D'autres opérations militaires furent conduites contre des indigènes. Vers 247 ^, une armée était en campagne sous les ordres d'IIannon, qui, soucieux de ménager les finances de la République, la faisait vivre aux dépens du pays ennemi ^ Il se rendit maître, après un siège, d'Hécatompylos, c'est-à-dire de Theveste (Tébessa, au Sud-Est de l'Algérie) ^ Accueillant les prières des anciens de la ville, il épargna gens et biens et se contenta de réclamer 3 000 otages. La population reconnaissante lui décerna des couronnes et de grands honneurs; elle reçut avec empressement ses soldats et leur offrit d'abondants festins \ La conquête de Theveste valut à Hannon la réputation d'un habile général ^ En 241, nous le retrouvons
2. Si cette indication est exacte, ces Numides étaient des habitants du Tell : l'élevage du bœuf n'est pas possible dans les régions de steppes. Pour les 1000 talents, voir t. II, p. 320, n. 6.
3. Orose, lY, 9, 9 (sans doute d'après Tite-Live). Cet auteur affirme qu'Amilcar se rendit, non seulement en Numidie, mais aussi en Maurétanie, ce qui est invraisemblable. — Appien (Sic, II, 3) dit qu'après la première guerre punique,. les Libyens étaient irrités contre Garthage, parce qu'elle avait fait mettre en croix 3 000 des leurs, qui avaient passé aux Romains. Peut-être s'agit-il des exécutions mentionnées par Orose. Il est d'ailleurs douteux que des indigènes, établis soit sur le territoire de Garthage (Libyens, dans le sens étroit du mot), soit au delà (Numides), aient prêté leur concours à Régulus : voir p. 82, n. 4; p. 83, n. 3.
4. Cette date résulte de la place que les deux extraits de Diodore relatifs à Hannon occupent dans la collection byzantine qui nous les a conservés (Meltzer,. II, p. 336).
5. Diodore, XXIV, 10, 1. Hannon eut sans doute l'occasion de faire d'autres campagnes en Afrique. Polybe (I, 74, 7) dit qu'il était habitué à combattre les Numides et les Libyens.
b. Voir t. II, p. 95-96.
7. Diodore, XXIV, 10, 2. Conf. le même, IV, 18, 1 ; Polybe, I, 73, i.