‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 95 sur 407 · Ou en parlait à Rome : Zonaras, Vlll, 17, p. 391), a · texte numérisé non relu

Ou en parlait à Rome : Zonaras, Vlll, 17, p. 391), a

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magistrature et désirait se réserver l'honneur de terminer cette longue guerre. Il accepta ses exigences, sauf une, qui était humiliante : Lutatius dut renoncer à enlever leurs armes aux glorieux soldats d'Heircté et d'Eryx et se contenter, en guise de rançon, de 18 deniers par tête. La conclusion de la paix fut un peu retardée, car on trouva à Rome que les conditions imposées par le consul n'étaient pas assez dures. Des commissaires vinrent faire une enquête. Par le traité définitif, Garthage abandonna toute prétention sur la Sicile, ainsi que sur les îles situées entre la Sicile et l'Italie (iles Eoliennes); elle consentit à payer sans délai 1 000 talents euboïques et 2 200 autres en dix ans '. Elle livra les transfuges et rendit gratuitement les prisonniers romains, tandis qu'une rançon fut exigée pour la restitution des prisonniers carthaginois. Chacune des deux Républiques s'engagea à s'abstenir de faire acte de souveraineté, d'élever des ouvrages fortifiés, d'enrôler des troupes dans les pays appartenant à l'autre, dont elle ne devait ni débaucher, ni attaquer les alliés.

Rome avait pris l'initiative de la lutte. Elle fit d'abord preuve de décision par la vigueur de son offensive, d'adresse par le traité qu'elle accorda à Hiéron. Elle créa la marine dont elle avait besoin. Après sa victoire de Myles, elle eût pu mettre fin rapidement à cette guerre. Mais elle la laissa traîner en Sicile, où ses généraux, pour la plupart dépourvus de hardiesse et d'expérience militaire, se remplaçaient sans être capables d'exécuter un plan suivi. Elle la porta en Sardaigne avec peu de succès. Elle la porta en Afrique avec des moyens d'action si faibles que l'expédition de Régulus s'acheva par un désastre. Elle ne sut pas préserver ses vaisseaux des tempêtes et ne se hâta pas de reconquérir la maîtrise de la mer, qui, seule, pouvait lui assurer un triomphe définitif.

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