Il n'y a plus de petits silex à formes géométriques
2. Conf. Fleury, Bull, de la Société archéologique de Sousse, VII. 1909, p. 79 el 84.
3. Barthélémy et Capitan, Revue de l'École d'anthropologie, XII, p. 303. Assez souvent, la pointe, cassée, a été retouchée; l'instrument est dévenu soit un grattoir, soit un bout de flèche ou de javelot à tranchant transversal : Barthélémy el Capitan, /. c, p. 304, flg. 99-101 : Pallary, Instructions, p. 31.
4. L'une d'elles, trouvée près de Dellys, dépasse 0m. :tl (musée d'Alger), o. Les haches plaies deviennenl très rares.
6. Pallary, Instructions, p. 34, 50. On la rencontre dan- quelques îles très voisines iln littoral. ZalTamies, llahil.as. Uachgoun : Pallary, ibid., p. 52.
7. Bonnet, Renue d'ethnographie, VIII, 1889, |>. 154. Flamand, dans l'Anthropologie, III, 1892, p. 150-2. Pallary, t. c.. p. 52. Voir aussi Maumené, Bull, archéologique du Comité, l'.llll, p. :tili-.'i.
5. Moghar et Tahtani : Flamand. Huit, de lu Société d'anthropologie de Lyon, XX, 1901, p. 199, flg. i\ (reproduite dan- lleeue de l'Kcde d'aitthrupalogie. X. lllllll.
p. 262, flg. 45, et XII, 1902, p. 172, flg. 63). Cett iffure de plumes se retrouve
à Tyout (Gsell, Monuments antiques de V llgérie, I, p. î : tête d'un archer) el
aussi, semble-t-il, à Asla (Flamand, Bull, de géographie historique, 1903, p. 512, flg. H).
202 LES TExMPS PRIMITIFS.
11 y en a qui portent des ceintures, minces1 ou larges2, dont quelques-unes paraissent serrer de courtes tuniques'. Des personnages sont peut-être ornés d'un collier', de bracelets . de pendeloques tombant autour des bras''. Plusieurs chasseurs, accompagnés de chiens, tiennent des arcs7. Des objets, adaptés obliquement à un long manche, ressemblent aux haches en boudin qu'on découvre dans les stations*. Des instruments coudés pourraient être des bâtons de jet. ou boumerangs'. Les boucliers, sans doute en peau, sont soit ovales'", soit arrondis
1. Tyout : Gsell, /. c, 1, p. 42. flg. 10. Ksar et Ahmar : Pomel, Singe el homme, pi. 1. Qg. I (c'est une femme).
2. Moghar : Flamand, Bull, de la Soc. d'anthr. de Lyon, l. c.
3. Tyout : Gsell, l. c. (en bas, sur la droilo.i. Mojrhar : Flamand. (. c.
4. Er llicha : Delmas, Bull, de la Société dauplùnoise d'ethnologie et d'anthropologie. IX. 1902, p. lin. l i ia . iv, et p. 144.
•ï. Er liicha : Delmas, l. c, p. lin. ag. iv: p. 143. fig. vi. cl p. Ili.
0. Tyout : Tissot, /. c, 1. p, 491, ag. 19; Pomel, (. c, pi. II. Qg. 2: Gsell, (. c. Tissot (p. 490) donne une autre interprétation : •• une Femme semble porter uni' tunique, dont les manches sont ornées de franges
7. Tyout : Tissot, Z. c, fig. 41); Pomel, /. c., pi. II, flg. 2. 3, 7: Gsell, l. c. Conf. uni' gravure saharienne, vue par liarlh dans la région de Ghat : fteisen und Entdeckungen, I, fig. à la p. 2 lu.
8. Ksar el Ahmar : Flamand, dans l'Anthropologie. 111. 1892, p. [48-9 el 151; Pomel, /. e., pi. 11. fig. .'i : Gsell, /. c, p. i.'i, fig. 12 (cet objel est tenu par un homme). Asla : Pomel. /. c. pi. 1. flg. 7 (objet isolé). A Tyout, deux personnages tiennent un instrument allongé, a extrémité coudée, qui peut être une hache emmanchée : Flamand. (. c
9. Asla : Pomel, l. c.. pi. I. flg. .'i et li i- casse-tôte »); conf. Flamand et de Morlillol. Assoc. française, Paris, 1900, I. p. 210-1. Peut-être aussi sur une image rupcslrc de la région de Constantine : Bosco et Solignac, Rec. de Conslantine, XLV, 1911, pi. IV à la p. XSN (conf. p. 337). — Le boumerang était une arme des Libyens voisins de I^Égypte : Percy Newberry, Béni Hasan, 1. pi. XLV el XI. VII: Diimichen, die Flotte einer Sgyptischen Kônigin, pi. VI et XI. Il était peut-être çncore en usage à l'époque historique ihez 1rs Mfiene, peuplade de- Svrlos : Sili us Italie il-, III. 277 I» panda ma nus est arma la ealeia - 1 : peut-être aussi chez les Garamantes : Silius. 111. 318-9 (■ cui tragula semper fulmineara armabat, celebratum missile, dextram >);conf. Qamsté, Whemosyne, XXXVIII, 1910, p. 227-8 et p, 231. - Sur les grawroes de IChanguel cl lladjar. dans la région de Guelma,
le- per- âges représentés tiennent soitun instrument coudé i hache emmanchée?
boumerang? boyau?), soit un bâton courbe (boumerang?), soil un objel qu'où a comparé a une raquette carrée : Vigneral, Ruines romaines du cercle de Guelma, pl. IX et X; Gsell, /. c, p. 47.
lu. Bou \lein. Bouclier de forme ovale, autant qu'il semble, sur la gravure rupestre saharienne vue par Barlh, Henni. I. c. (a moins qui- ce ne soil un arc) Sur une gravure qui existe pie- d'Asla, dans le Sud oranais, un personnage lient peut-être nu petil bouclier rond : Flamand, Bail, de géographie historique, 1903, P. 512, Dg. II.
en haut et en bas, avec des échancrures latérales ', rappelant la forme du bouclier dit béotien-.
Les gravures de l'oued Itel (au Sud-Ouest de Biskra), qui sont peut-être aussi du même temps, nous montrent des hommes avec un vêtement couvrant le haut de la poitrine et probablement agrafé sur une épaule : on doit supposer que c'est une peau de bête. Un autre personnage, vêtu d'une tunique (?). tient un bouclier à double échancrure3.
Une troisième civilisation néolithique nord-africaine est, au moins en partie, contemporaine de la précédente, puisque, dans diverses stations, on découvre pêle-mêle des objets typiques des deux industries*. Mais elle remonte à une époque [dus ancienne, partiellement contemporaine du néolithique des grottes, auquel elle est mélangée dans l'abri de Redeyef5.
Elle peut être appelée saharienne, car elle a couvert de stations et d'ateliers le Sahara oriental français, aujourd'hui si
1. Asla : Pomel, /. '•.. pi. I. flg. '•>: Flamand, /. t., p. 506, flg. 0. Je ne crois pas qu'on puisse y voir une double hache : l'objet présente au milieu un motif allongé, qui ne s'expliquerait pas sur une hache.
2. En usage, au second millénaire avant J. -G., dans la Méditerrané 'ienlale,
et plus tard encore en Grèce : voir Lippold, dans Mûnchener archûologische Studien dem Andenken A. FurtwSnglers gewidmet, p. 41(1 et suiv.: A. J.-Reinach, Revue de l'histoire des religions, 1910, I. p. 210, 213. C'était aussi la forme des ancilia romains, qui se conservèrent dans les cérémonies religieuses. Il n'est du reste pas aéces-
saire de croire à l'origine commu le ces divers boucliers-. Cette forme est
naturellement donnée par une peau de quadrupède, tendue sur une armature en bois (conf. A. J.-Reinach, ibid., 1009, II. p. 327). Dans l'Afrique australe, les Betchouanas se servent encore de boucliers analogues : voir Schurtz, ( rgeschichlc dur Kultur, p. :i-'i2.
3. Bec. tir Constantine, XXXIII, 1899, pi. a la p. 304. ('.nul'., pour l'homme au bouclier, ibid., XXXVIII, 1904, pi. a la p. 107: Bull, de géographie historique, 1963, p. 500, llg. 7.
4. Ain Sefra : Lenez, dans V Homme préhistorique, II. 1904, p. 111-113; l'allary,
dans l'Anthropologie, XVIII. 144-3. Régi l'Igli ei Tidikelt, dans le Sahara
mus l'Alger. Voir aussi plus haut, p. 200, n. :i (vers la Un), l indication de
p unie- berbères trouvées dan- des stations a industrie saharienne.
•"p. Conf, plus Paul, p. lui, n. 4.
-'iit LES TEMPS PRIMITIFS.
désolé '. Elle s'est étendue aussi sur la Tunisie méridionale, aux environs- et au Sud de Gabès 3. Des pointes de flèches qui la caractérisent ont été recueillies à Redeyef (à l'Ouesl de (lafsa) '", à Messaad (dans l'Atlas saharien, au Nord-Est de Laghouat) ". à Ain Sefra (dans le Sud oranais)0 et dans les steppes de L'Algérie centrale7 : elles avaient été sans doute apportées de loin dans ces différentes régions.
Les stations sahariennes se rencontrent presque toutes, non dans les espaces rocheux et montagneux8, mais dans les dunes, le long des anciennes rivières9, souvent dans des lieux où il y a encore des mares, des cuvettes humides, des puits. On recherchait évidemment l'eau et il est certain qu'elle se trouvait beaucoup plus facilement que de nos jours, soit parce que le climat était moins sec, soit parce que les vallées étaient moins obstruées par les sables1". Les régions où les silex néolithiques abondent le plus sont celles de l'oued Rhir", d'Ouargla12, de
1. Sur celte civilisation néolithique saharienne voir surtout Foureau, Documents scientifiques de la mission Foureau-Lamy, p. 1063-1098; llamv. ibid., p. 1097-1105 (= Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions, 1905, p. 58-71); Verneau, ibid., p. 1106-1131 et pi. XX-XXIX; Flamand et L'aquière, Revue africaine, L. 1906, p. 204-241.
2. Bellucci, l'Elà délia pietra in Tunisia, en particulier lav. III. .'i. De Xadaillac, Bulletins de la Société d'anthropologie de Paris. 1884, |>. 7-8. Zaborowski, Revue de l'École d'anthropologie, IX. 1899, p. 50-51. Vassel, Assoc. française, Boulogne, 1899 1. p. 284.
:i. Gauckler (d'après Tribalet), Bull, archéologique du Comité, 1901, p. clxiii-iv. Sehweinfurth, Zeitschrift fur Ethnologie, XXXIX. 1907, p. 905. Chantre, Assoc. française, Reims, 1907, I. p. 292-3. Pervinquière, Reuue de Géographie, III. 1909, p. 466-7. !>'■ Morgan, Capitan, Boudy, Revue de l'École d'anthropologie, XX, 1910, p. 283 et sniv.. 343-4.
4. En assez grand nombre (une cinquantaine) : Uni. ni. dans /' Inthropologie, XXIII, 1912, p. 157 el fig. 5.
.'i. Hartmayer, Revue africaine, XXIX, 1885, i>. 144-5 (sous des ruines romaines).
6. Lenez, dan- l'Homme préhistorique. II. 1904, p. 112-:!, flg. 84-91.