Voir plus haut, p. 195, n
t. Voir p. 106 s.
.'i. Fenestella, auteur du débul de l'Empire, nie par Pline (XV, I), affirmai! qu'il n'y avail d'oliviers cultivés ni en Italie, ni en Espagne, ni en Afrique an temps '!'■ Tarquin l'Ancien, c'est-à-dire an débul du vi* siècle. Nous ne savons pas sur quoi il fondai! cette assertion.
n. \<\ i\ siècle, les habitants <\r l'Ile de Djerbn faisaient de l'huile avec des fruits d'oliviers sauvages (Périple de Scylax, lin : Geogt: gr. min., I. p. 87). Mais -il- n'avaienl pas imité les Phéniciens pour la greffe, il- avaienl pu apprendre d'eux la fa brieal uni de l'huile.
7. Pour l'olivier sauvage, les Berbères, corarrre les Arabes, se serve-nl du mol zeboudj; il esl douteux que ce mol soil d'orig berbère,
s. El donné par eux a la ville de Zitha, sur la petile Syrie, près de l'ile de Djerba : conf. Tissot, Géographie, II. p. 206,
là an léger indice d'une culture très ancienne. Au reste, il est certain qu'en dehors du territoire punique, l'oléiculture et la viticulture ne se sont guère propagées avant la domination romaine.
Au vc su rie. les Nasamons, peuplade du littoral de la grande Syrie, allaient s'approvisionner de dattes à Augila, au Sud de la Cyrénaïque '. < "était sans doute de l'Orient, des oasis égyptiennes, que les habitants de ce lieu et d'autres oasis situées plus à l'Ouest2 avaient reçu les leçons qui leur permettaient de se livrer à une culture pénible. Peut-être s'était-elle répandue au Sud-Esl île la Berbérie dés une époque reculée : nous avons montré l'étroite parenté de la civilisation néolithique saharienne avec celle de l'Egypte protohistorique". En tout cas. il n'y a pas lieu de croire que les Phéniciens aient contribué à la diffusion île la culture du dattier au Sahara1.
Assurément, les Phéniciens ont pris une part fort importante au développement de la civilisation dans l'Afrique du Nord. Il ne faut cependant pas l'exagérer, comme on l'a fait trop souvent. Les indigènes de cette contrée n'ont pas attendu la venue des navigateurs syriens pour pratiquer l'élevage el l'agriculture. Quelques-uns de leurs progrès furent-ils dus à leur initiative intelligente? Nous l'ignorons. .Mais nous pouvons affirmer qu'ils reçurent beaucoup de l'étranger, nous avons des raisons de supposer qu'une bonne partie de ces précieuses acquisitions leur vint d'Egypte.