‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 187 sur 404 · archéologique 'le V Ugérie, I' 33, n ' II · texte numérisé non relu

archéologique 'le V Ugérie, I' 33, n ' II

s. La Blanchère, dans Archives des missions, '■'• -eue. \. 1883, p. H-43, pi. VII, lin. 4. u" li ; conf. Basset, Revue 'le l'histoire dis religions, 1910, I. p. 296 7.

9. M. Fabre (/.'a//. d'Oran, 1903, p. 136 el planche) signale, a trois kil très do

11 est à croire que des actes religieux s'accomplissaient devant ces images qui représentent des êtres divins et probablement aussi des scènes d'adoration. Elles ont été presque toutes tracées sur des rochers en plein air. Cependant, à l'oued Itel. les dessins couvrent les parois de quelques hypogées artificiels, formés d'un couloir d'accès et d'une ou plusieurs galeries, perpendiculaires au couloir et assez régulières'. En Tripolitaine, à l'ouadi el Cheil, des gravures tapissent une grotte naturelle". Les cavernes qui, pendant de longs siècles, avaient servi d'habitations durent rester çà et là des lieux de culte. Ce lut peutêtre avec une intention religieuse que l'on traça une figure anthropomorphe à l'entrée de la grotte de Hou Zabaouine (près d'Ain Mlila, dans le département de Constantine) '. Il v avait encore en Herbérie des grottes sacrées à l'époque historique, même au temps de saint Augustin. Si l'on peut admettre que, dans quelques-unes, se célébraient des cérémonies d'origine étrangère', d'autres servaient sans doute à des cultes véritablement indigènes '.

là, un rocber i]iii offre des dispositions analogues et qui me paratl avoir servi de pressoir.

1. lilaueliel. Rec. de Constantine, XXXIII, p. 296-7; e.cnif. Gsell, Monuments, I. p. 48.

2. lt'ililis. '. c. A Timissao, en plein Sahara, le sol, les parois el le plafond d'un abri --nus roche sonl couverts de gravures, dmii quelques-unes paraissent appartenir à lia série préhistorique : Gautier, Sahara algérien, p. 112-3.

3.- Robert, dans Congrès préhistoriques de Franc-, Périgueux, 1903, p. 22-'i. 6g. I. Nous ne savons pas de quand date celle Ûgure : Il n'est pas prouvé qu'elle soil contemporaine du mobilier néolithique recueilli à l'intérieur de la grotte. \l. Roberl Bec. de Constantine, XXXIV, 1900, p. 1232 1 signale aussi deux personnages, d'un dessin informe, à l'entrée de la grotte de Dekhlel Zitoune, dans la

même région. — l'n grand a lire de signes, gravés el peints en rouge, onl été

tracés, ù une époque indétei a l'euti l'une caverne de Kef el Kherraz

[Atlas archéologique de ' ilgérie, r 18, n" 2.'i.'i).

4. Tel était peut-être le cas pour une grotte consacrée à Hercule, pics de Tanger (Mêla, I. 26). Il esl assez vraisemblable qu'il s'agil de l'Hercule phénicien.

i. Conf. Basset, I, c, p. 297-8.

Dans les pages précédentes, nous avons souvent mentionné des gravures rupestres, dont il convient de parler d'une manière plus détaillée1.

Nous n'avons pas à étudier ici toutes les gravures sur roche de l'Afrique septentrionale \ Il est certain, en effet, que beaucoup d'entre elles ne datent pas des temps dits préhistoriques. Ce sont celles que l'on qualifie généralement de libyco-berbères et qui se rencontrent en abondance dans le Sud oranais 3 et dans tout le Sahara'; il y en a aussi dans le Sud du Maroc'.

1. Sur ces gravures, voir surtout Bonnet, Revue d'ethnographie, VIII, 1889, p. 149-138; Flamand. l'Anthropologie, III, 1892, p. U5-156; le même, Bull, de la Société d'anthropologie de Lyon, XX. 1901, p. 181-222; Gsell, Monuments antiques de l'Algérie, I, p. 41-54 (avec la bibliographie); Gautier, Sahara algérien, p. 87-120. M. Flamand, qui prépare depuis vingt ans un ouvrage d'ensemble sur cette question, a bien voulu me communiquer ses documents.

2. On a signalé aussi, en divers lieux, des images rupestres non gravées, mais

peintes en roug i en rouge-brun : 1° au Sud-Est de Constantine : Rosco et

Solignac, Bec. de Constantine, XLY, 1911, p. :(4n-2 et planches; 2° au djebel Blidji. entre Gafsa et Tamerza : Roux, Revue tunisienne. XVIII, 1911, p. :<20-2 et flg.; le même, Bulletins île la Société d'anthropologie de Paris, 1911, p. :d-:)2: 3" dans le Sud du djebel Vmour : Maumené, Bull, archéologique du Comité, 1901, p. 305-7 et pi. XXV. Je dois me contenter de les mentionner ici, car je crois que de nouvelles études seraient nécessaires pour élucider leur technique el Bxer leur âge. On peut se demander >'il s'agit bien de peintures, el non de raclages qui auraient l'ail apparaître la couleur naturelle rouge de la roche de grès, oxydée a la surface par les agents atmosphériques (comme le émit M. Flamand : i.uil. Cartailhac et Rreuil. la Caverne d'Alluinira. p. 17t. note a la fig. 129). Par leur style, ces images se distinguent nettement des gravures rupestres préhistoriques. Constituent-elles cependant une série à peu prés contemporaine de

celles-ci? un sont-elles beaucoup plus récentes, el doivent-elles être comp: -

aux gravures libyco-berbères? J'avoue que je suis dans le doute.

3. Voir Hamy, Revue d'ethnographie, I. I,ss2. p. 132 et suiv. (figures Bonnel /. c, p. 152-3, 157; Flamand, l'Anthropologie, III. 1892, p. 153-4, el VIII, 1897, p. 284-292; le même, Bull, -le la Soc. d'anthr. de Lyon, XX. p. 215; Hilaire, Bull, archéologique du Comité, 1904, p. 160-2.

4. Foureau, Documents scientifiques de la mission Foureau-Lamy, p. 1095, lu 388-392. Duvaux, Bull. d'Oran, 1901, p. 306-311 el planches. Flamand, Bull, de géographie historique, 1903, |>. 198-526; 1905, p. 275-297 el planches. Gautier, (. c, p. '-iT .'i suiv., passim. Benhazera, Six mois chez les Touai i (Alger, 1908), p. 213-9. Etc.

.">. Des gravures appartenant a cette série se trouvent certainement parmi i. 17

Ces images, de petites dimensions, sont pour la plupart tracées en un pointillé grossier, peu profond, qui ne donne que des contours vagues et d'ordinaire fort incorrects '. D'autres, cependant, que l'on trouve dans le Sahara, consistent en des traits continus, minces et d'un dessin moins barbare, à l'intérieur desquels la surface du rocher a été souvent grattée J. Les instruments employés étaient en pierre1. Les sujets représentés sont des guerriers, fantassins et cavaliers, qui tiennent un bouclier et plusieurs javelines, îles dromadaires, dont beaucoup sont montés, des chiens, des bœufs, quelquefois liâtes. des mouflons, des girafes (dans le Sahara central)1, des antilopes, des autruches et probablement d'autres oiseaux, des lézards, etc. Les figures sont très fréquemment accompagnées d'inscriptions en lettres dites tifinagh, qui doivent être, pour une bonne part, contemporaines îles images5, comme l'indiquent l'identité de facture et aussi l'identité de patine. Gr ces inscriptions offrent un alphabet intermédiaire entre l'écriture dite libvque. usitée dans l'Afrique septentrionale à l'époque romaine, et celle dont les Touaregs du Sahara se servent de nos jours. L'abondance des images de dromadaires prouve que ces animaux étaient très répandus dans le Sud du fttaghrib et dans le Sahara : ce qui nous reporte à des temps postérieurs au Haut-Empire romain. Dans le Nord de l'Air, une inscription arabe d'un type très ancien a paru à M. Chudeauc appartenir a

celles dont les estampages on I été pris par le rabbin Mardochée (Duveyrier, Bail. de la Société de géographie, 1870, II, p. 129 al suiv., avec la planche annexe) et celles qu'a signalées Lcnz (Timbuktu, II, p. lh : cour. Flamand, SuK.de/aSoc. d'anthr. ./. Lyon, XX, unir n lu p. ISS.

1. Bonnet, '. c„ p. 152. Flamand, l'Anthropologie, III. p. 133; \ III, p. JSf>.

2. Gautier, '. c, p. II-'. Flamand, Bull, de géographie historique, 1008, p. SOI. Ces gravures .■ni Irail sont souvcnl plus grandes que tes autres.

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