‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 226 sur 404 · Ellr est peut-être incomplète · texte numérisé non relu

Ellr est peut-être incomplète

1. Espèce d'antilope (conf. plus haut. p. 120). Pline, XI, 124 : <• strepsiceroti quem addacem Africa appcllat ».

."i. Servius, In Aeneid., IV. 190 : ■ Libyes ammonem arietem appellanl ». Il y a probablemenl la une inexactitude. Ammon a dû rester le nom propre du dieu bélier (conf. plus Uaut, p. ii.'i'j, n. 2).

0. Petits renards. Hésychius : Bao-o-âpix -.'% x/.n-î/.:x oi A:6ue; Xrfoytri. Hérodote ilV. 192) mentionne des ■ix'yjif.x chez les Libyens n ades (conf. plus

haut, p. H3). Voir encore Hésychius : Hx-^xy.;, i\timr\\, /./'. pa<T<râp»i itapà Kupyivaiot;; Etymologicon magnum (s. v. BaTTapa) : Xéfe-vai flxaaapo; ~r, xi ■"->■,"; scarà 'HptfSoTov (ce qui est inexact) {iirô Kupijvaiwv. Le mot est probablement d'origine thrace el a dû être importé en Cyrénaïque par les colons grecs : conf. S. Reinach, Cultes, mythes et religions, 11. p. I ht e1 suiv. Implanté en Libye, il •i passé en Egypte, où il s'esl transmis au copte {bashar = renard : Peyron, /..■■ cù on lin mae copticae, s. v.).

'■ Roi. Hérodote, IV. 155 : A:-.-.:: (îaaiXéa (Sirrov xaXéovai. Ce terme fui adopté par les Grecs de i > i énaïque.

s. Vne. Hésychius: Bpixbv ■ ovov Kupnvaïoc pâpSapov. Faut-il chercher de ce côlé.l'originc du mol latin buricus, lurichus (petit cheval : voir Thésaurus linguae latinité, s. v.), qui s'esl perpétué dans l'italien bricco, l'espagnol 6orrico, le h .i nçais bourri ; i '

ou caesa', Çsyéptsç2, ■/.('•>-■/,; ', lalisio*, '/ <Xu . mapalia0, nepa'', ffxaaOw8, TÎ-rjpo; {tityrus)*. Or un seul se retrouve peut-être

1. Éléphant. Sparticn, Aelias, II. -t : - elephanto, qui lingua Maurorum caesai dicitur ». Servius, /» Aeneid., I. 2S(> : •• elephanlem, qui caesa dicitur lingua Poenorum ■•. Mot indigène adopté par les Carthaginois? Conf. plus haut, p. 77.

2. Selon Hérodote (IV, 192), c'était un i libyque, qui signifiait en grec fiouvoi

(collines); il désignait des rai- d'une certaine espèce (voir plus haut, p. I2S) : <i: Ki -r/3v.£: -.'<> 6k o*jvo[xo! toCtô :7ti ij.èv AtSyxov, 5'jva~ai os v.aTx 'E/.îâSa v^a><r<Fav po-jvo: . iucun mol ayanl l'un de ces deux sens ne se rencontre dans les dialectes actuels : conf. Duveyrier, Bull, archéologique du Comité, isss. p. 475, m. I. Tissui (Géographie, 1. p. 373; II. p. 889) veut le retrouver dans un nom propre, Timezegeri turris, que la Table de Peutinger indique dans !<• Sud de la Tunisie (voir déjà Judas, /.'<■.■. de Conscantine, IX. 1863, p. 13-14, 21). Le 1'. Mesnage (l'Afrique chrétienne, p. :\'n cite aussi l'ethnique luzegerensis, nom d'un évèché île Byzacène Notice île 484, Byzacène, n" 96). Il s'agit probablement d'un mol punique, signifiant colline; un mot dérivé aurail désigné le (rat) de colline, ou rai 'le montagne, lue addition à l'ouvrage médical de Dioscoride (édit. W.ellinaun. IV. I2:S| indique que les africains ("Açpotl appellent Çivap une piaule nommée par les Grecs ftoyviov (de colline); or le mot "Aopoi désigne nu les Carthaginois (conf. plus haut, p. 312, n. 2). Voir a ce sujet Judas, '. c, p. 12-15; l'.lau, Zeitschrift der deutschen m >rgenl&ndischen Gesellschaft, XXVII, 1S73. p. 532.

3. Le- vignes : nom donne par les indigènes au rup Sparlrl et qui lui traduit eu -ier ' \,,-n ■,-Jn:-J. • <V :hi.KÛsK, vigne). Pompnnius Mêla, I, 23 : « promunluiiuin quod Graecia Ampelusiam, Afri aliter, sed idem significante vocabulo appellant ». c'est-à-dire kolè ■ conf. Ptolémée, IV, 1, 2 iK-.Wr,.- k'xpov); Strabon, XVII, 3, 2 (ai K-'T!'.: Xsydp.£va'.).

t. Poulain de l'âne sauvage (conf. p. 117). l'hue. VIII. I7i : - Onagri...; pullis eoruni... -apure Africa gloriatur, quos lalisiones appellat. »

3. Eau. Hésychius : >.tX-j, râ fiêwp- \m::. AI. Halévy (Journal asiatique, 1874, 1. p. Iiii; prétend retrouver ce moi dan- le nom de Lilybaeum, •■ ville fondée par le- Phéniciens eu Sicile, car la principale population de- colonies phéniciennes était presque toujours composée de Libyens émigrés île l'Afrique ».

ii. Pluriel neutre. Huttes des indigènes. Salluste, ./".</., XV111, S : . aedificia Numidarum agrestium, quae mapalia illi vocanl ». Sainl Jérôme, Comm. in Amos, prologus (dans Migne, Palrologie latine, XXV. p. 999 : ■■ agrestes casae et furn iriim siinile-, quas Afri appellant mapalia ». Ce mol se présente aussi sous la l'orme magalia (Virgile, Enéide, 1, 121 : IV. 259; Servius, Comm., IV. 239; etc.). Peutêtre e-i-il punique (noter que la lettre /< manq lans le- dialectes berbères; elle

ne se rencontre que dan,- le zenaga, au Sénégal : Basset, Études, p. 4). .Mais, quoi qu'en pense Servius, il parait devoir être distingué du mol tnagar, qui, en punique, aurail signifié villa (ferme) : Servius, /. c, a 1. 421 : cour. Isidore de Seville. Etymol., XV, 12, 1.

7. Scorpion. Festus, De verborum significatif ici Paul Diacre), édit. Thewrewk de Ponor, p. 166-7: ■ Nepa. Urorum lingua sidus quod dicitur nostris cancer, vel,

ul quidam volunt, seorpios. ■• Le moi nepa a été employé par le- Latins i

signifier soil se irpion, soit écreï issc ; ce dernier sens ne peut pas cire d'origine africaine, puisqu'il n'y a pas d'écrevisses eu Vfrique. Pour le /,, von- l'observation à rnapalia. Mol punique V

s. Grande. Ucxaudre Polyhistor, apad Élienne de Byzance, s. v. M i-. va : vi/soi \.;y.'.i.... Il /.J.-.I. :i,i T',.v Ai6-Jmv ya)vY|V -ivi'lc'i. 'i JTTt \>.tfi'ri,. .M. Leraril (Annales de i'i \ographi ■. IV. l89i-5, p. 120) croit ce moi phénicien.

0. Bouc. Probus, a Virgile, Bue, I, I clan- Thilo ci Hagen, édit. de Servius,

dans le langage des indigènes d'aujourd'hui : ~)Xi:j, eau. M. Doutté ' indique que les gens de Mazagan, sur la côte du Maroc, s'aspergent mutuellement d'eau à la fête de l'Aïd el Kebir et qu'ils appellent cela helillou. Aucun des autres mots cités par les anciens n'appartenait-il à l'idiome que .représentent les dialectes berbères? Cette conclusion ne serait pas légitime, car le vocabulaire s'use et se remplace vite2. Mais nous devons nous résigner à ne pas tirer parti d'une série de renseignements qui semblaient précieux.

On a allégué3 des mots berbères, ou prétendus tels, qui ressemblent plus ou moins à des mots grecs ou latins, avant la même signification, et on a soutenu que ceux-ci ont été empruntés aux Africains. Mais pour les termes qui sont vraiment apparentés, c'est au contraire aux Africains que l'emprunt est imputable '*. Il n'y a donc pas lieu de chercher de ce côté des informations sur la langue libyque3.

L'étude des noms propres mentionnés soit dans les inscrip-

III, 2. Appendix Serviana, p. 329) : Hircus Libyca lingua tityrus appellatur. » Mais ee mol esl dorien el a été introduit par les Grecs en Cyrénaïque, comme en Sicile : couf. Servius, à Virgile, /. e. : « Laconum lingua tityrus dicituraries maior »; Junius Philargyrius, dans Appendix Serviana, p. 13 : « llircum Siculi lilyrum vocant. » — Même observation pour irHrûpva, vêtement fait de peaux cousues, qu'on indique comme un mot usité en Libye {/.x-jl Atë-J7]v) : Scolies d'Aristophane, Oiseaux, 122; Hésychius, s. v. — On a cru trouver dans Etienne de Byzance une indication du nom de la chèvre en langue libyque : hXyove*, vfjdoç Ai@*jy]ç, i.ï-.-x Atêuo; Xeyojilvï] KaTpfa. Mais ce texle ne dit pas expressément qu'Aïyoyira idV.':. chèvre) soit une traduction de Katpia, comme le veut Movers, die Pkônizier, 11. 2, p. 367, noie. Il est vrai qu'on invoque à ce sujet (A. J.-Reinach, Revue de l'histoire des religions, 1910, 1, p. 202) le mol caetra, nom d'un bouclier de chu' dont se servaient les Africains el les Espagnols : » caetra c>i scutum

lorei [uo utuntur Afri el Hispani « (Servius, In Aen., Vil, 732). J'avoue que

cola ne nie semble pas convaincant.

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