‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 245 sur 404 · Josué · texte numérisé non relu

Josué

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et furent autorisés par eux à fonder Cartilage. Puis, devenue grande et très peuplée. Cartilage fit la guerre à ses voisins. qui, comme nous l'avons dit, étaient venus de Palestine et qui s'appellent maintenant les Maures. Elle les vainquit et les refoula le plus loin qu'elle put. »

Tigisis était située à environ cinquante kilomètres au Sud- Est de Constantine, au lieu appelé aujourd'hui Ain el Bordj '. On y retrouve la source abondante dont parle Prooope : celuici. qui avait accompagné Bélisaire en Afrique et était ensuite resté auprès du général Solornon, avait peut-être visité Tigisis; en tout cas, il lui était facile d'être renseigné. Nous pouvons parfaitement admettre l'existence dans ce bourg, au vi" siècle, de deux stèles portant des inscriptions en langue et en écriture phéniciennes. On en a découvert dans la région5; elles offrent le type d'alphabet qualifié de néopunique, qui fut en usage sous la domination romaine et même auparavant. Ce sont soit des dédicaces religieuses, soit des épitaphes. Il n'est pas vraisemblable qu'on en fît encore dans le pays à l'époque de Procope; il est même fort possible qu'il n'y ait eu alors à Tigisis personne en état de déchilîrer ces textes. In siècle environ plus tôt. au temps de saint Augustin, le punique était encore parlé, sinon aux environs de Constantiiie. du moins dans les régions de Bône et de Souk Ahras3; mais c'était un idiome dont se servaient les paysans et que les savants dédaignaient : il ne devait guère s'écrire. En tout cas, la traduction donnée à Procope de ces inscriptions plus ou moins anciennes est évidemment fantaisiste. Elle est peut-être une invention de quelque clerc*, qui savait par la Bible que les Hébreux s'étaient

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