IV, 191 : -a7'. <>i oûtoî eïvac tô>v sx Tpotr,ç ccvSpwv
2. XX, ">7 : Mzi/i/x/. ur/'-TT/,/ oîaav, ciïX'.ffp.éwiv rA to 7taXatbv 6tto t..>v =x Tpotaç kv»ïO|xiCo|i£vwv 'K/;r;/M7. Diodore ajoute qu'il en .-i parlé dans sou troisième livre, ce qui esl inexact. — Movers il!, 2, p, 22, n. 54) soutien! que le nom de Meschela est phénicien.
A. Kilil. MeiueUe ; Kvêoç, kôXiç 'ItiSvcdv iv Ai'/jf, 4>oiv{x(i>v. 'ExaTato; TTîp'.r^asi aJTr,;- « /l: A;;;./,'/ 7U0'J r.iilT. peut-être "IltJtO'J : Meiliekc. ad l0C.\ COllf. .Millier,
Geogr. gr. min., I. note a la p. 90] axp/j xal KuSû ■■.
4. Vie de SertoHus, 9 : ,./tëX),Y)vtxbv s^ovn TTvnr.aï raiv aÙToQi xaT<i)xt?p.sv<ov
Os' 'llpaxXéo'j; 'OXëiavwv /.x: Mjx/)va;wv. Plutarque menti Juba aussitôt
après. On ne sail pas de quelle Olbie l'auteur veut parler.
.'i. Il ne faul |kis y joindre un passage de Polémon {Scriptores physiognomoniae r ten . édit. l'un/., p. 184) : « oi p.sv A.t$ue; UOioiiv ôpiotot, ot B'cîir! Ivj/.t.-; •. Ce texte ne signifie pas que, parmi les Libyens, les uns ressemblent aux Éthiopiens et que les autres sont des Cretois; le second membre de phrase se rapporte aux
lui-même par le rôle qu'il attribue à Hercule; il est à croire ([lie. comme les Perses, Mèdes et- Arméniens d'IIiempsal, les Olbiens et les Mycéniens de Juba étaient de prétendus ancêtres de peuples africains dont le mon était à peu près semblable'. Le passage d'Etienne de Byzance est altéré et il n'est pas du tout certain qu'Hécatée ait parlé d'une ville ionienne en Libye '. Les anciens ont fait errer et ont établi un peu partout les Grecs après la prise de Troie. Dans ces légendes, la Libye a eu sa part de naufragés3 et de colons': il n'est guère vraisemblable
Ibères (voir le c intexte) cl Kpiyrsç doit être corrigé en Ks'/.toï; : conf. ibid., \>. 184, n. 17. el p. 111. — Naturellement, on doit aussi laisser do côté les contes qu'ont [ail éclore des étymologies absurdes. Solin (XXVII, 7). expliquant par lé mot grec ■--::: le nom des deux Hippo, ajoute : - équités Graeci condidere ■>. Le même Solin (XXV. 17) dil qu'Icosium i Uger) vient d'EÏxoin et justifie ainsi cette étymologie : - Hercule illa transeunte viginti qui a comitatu eius desciveranl locum deligunt, iaciunt moenia; ac, ne quis inposito n se nomine privatim gloriaretur, de condentiura aumero urbi nomen datum. ■ il n'y a pas non pins à. tenir compte des noms grecs donnes a quelques villes du littoral africain : Neapolis, Aphrodision, Megalopolis (conf. Tissot, 1. p. 429). Ces noms sont probablement des traductions de noms phéniciens; mis en circulation par les Grecs qui fréquentaient la cûte, ils furent adoptés par les Romains.
1. PLolém IV. 2. o) indique des M-jx-nvoi eu Maurétanie Césarienne. Conf.
la noie de Mûller, ad locum.
2. Peut-être doit-on lire : K-jgo;, itoJ.i? 'Itivœv. KuSco] bi AiSJr, 'toivtxwv. Il s'agirait de deux villes, l'une ionienne, l'autre phénicienne (en Libye) : conf. Meltzcr, I. p. 4.'i."i. Mûller (édit. de Ptolémée, q. a p. 616) fait nue autre conjecture. Il remarque que Ptolén (IV, '■'•. 6) indique un peuple appelé 'Iôvtioi
dans le pays situe a l'Ouest de Thabraca (Tabarca), par conséquent près d'Hippone. Il croit que ce sont les prétendus "Iwvs; d'Etienne de Byzance "Itttio'j ïxpa sérail Ilippone, non Bizerte. C'est "peut-être trop ingénieux.
3. Ce fui la tempête qui poussa Ulysse au pays des Lotophages [Odyssée, IX, 82-104), que les anciens plaçaient d'ordinaire sur le littoral des Syrtes. — Le roi Julia racontait qu'en revenant de Troie, Diomède lui jeté sur les côtes de la Libye. Le roi du pays, Lycos, lils d'Ares, s'apprêtail a le sacrifier a s. m père, mais sa fille Callirrhoé délivra l'étranger. Celui-ci se rembarqua sans se soucier des tendres sentiments de sa bienfaitrice. Pseudo-Plutarque, Parallela graeca ei romana, 23 (= Frat/m. hist. graec, lit, p. 472, n" 23 . — Ménélas, dans ses courses errantes, aurait visité la Libye [Odyssée, IV, s:;-, conf. Hérodote, II, 119), mais ce mut désigne ici le pays situe entre l'Egypte el la grande Syrte (Hérodote, IV , 169; Strabon, I. 2. 32, in fine). Il est vrai que certains prétendaient que Ménélas avait l'ail le tour de la Libye, en passant par Gadès (voir Strabon, 1. 2, 31) : ce n'était la qu'un développement île l'indication de l'Odyssée. — Thucydide, VI, 2. 3 : des Phocéens, revenant de Troie, furent portés par la tempête d'abord en Libye, [mis en Sicile.
4. Gouneus, cher thessalien, se sérail établi en Libye, sur le fleuve Cinyps (entre les deux Syrtes) : Âpollodori lui, in, n, m,, édit. Wagner, p. 219; conf. p. -jis. — Une autre légende installait aussi en Libye de- Locriens, compagnons d'Ajà x.
que la tradition rapportée par Diodore mérite plus de confiance. Nous ignorons comment Hérodote a su que les Maxyes se disaient Troyens. Ces gens se barbouillaient le corps en rouge et se rasaient la partie gauche de la tète, tandis qu'ils laissaient pousser leurs cheveux à droite : modes inconnues des sujets de Priant et qui rappelaient au contraire celles d'autres tribus africaines '.
Il est difficile d'indiquer pour quelles raisons des fables grecques ont transporté dans le Nord-Ouest africain certains héros mythiques, Persée, Héraclès, les Argonautes. On peut proposer diverses explications : désir de rattacher à des régions que les Grecs commençaient à connaître des exploits qui se perdaient auparavant dans un vague lointain; ambitions coloniales qui cherchaient à stimuler le zèle populaire en invoquant des précédents2; peut-être existence en certains lieux d'un culte de l'Hercule phénicien'. .Mais il ne faut pas voir dans ces légendes des souvenirs, même très troubles, d'une époque où les ancêtres des Hellènes auraient visité les côtes africaines.
Il convient aussi d'écarter les conclusions qu'on a tirées de l'étude des dialectes berbères et de l'onomastique de la Ber-
lils d'Oïlée : Virgile, Enéide, XI, 265. D'après des indication? données par Servius {Comm., ad locum, et 111. 399), on prétendait que des Locriens Ozole* avaient abordé dans la Pentapole (en Cyrénaïque). Selon d'autres opinion*, ils se seraient (lxés autour des Syrtes; ils auraient pris possession de certaines iles voisines de la Libye (on disait que l'Ile de Cercina, Kerkenna, avait été occupée par eux"; ils auraient été le* ancêtres des Nasa nions : ils se seraient avances jusqu'à l'oasis d'Ammon sous la conduite d'un bélier. On racontait aussi qu'ayanl abordé à Tinneia, ils étaient allés fonder la ville d'Uzalis. Ce dernier détail a évidemment pour origine un jeu de mois (Uzalis et 'OçôXoi, les Locriens Ozoles). Quant au prétendu établissement des Locriens sur la petite Syrie, peut-être a-t-il été
inventé pour expliquer le nom d'un lieu qu'un docnuienl géographique de l'époque romaine, le Stadiasme, appelle Aoxpoi et qui étail situé entre Sabratha et le lac des Bibân (Geogr. gr. min., I. p. 464; conf. Tissot, I, p. 210). Tinneia parait être une altération d'un mol qui aurait signifié pêcherie de thons. Faut-il le rapprocher des Tapi-/sï«i qui se trouvaient au lac des Biban (Périple de Scylax, 110, dans Geogr. gr. min., I. p. sti : Tissot, I. p. 207)?