‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 250 sur 404 · Maspero, '. c., p. 359, n · texte numérisé non relu

Maspero, '. c., p. 359, n

:s. Maspero, /. c, p. 360, n. 2: p. 132, m. 2.

4. Cela n'esl pas certain : voir Weill, Revue archéologique, 1904, I. p. 65-67. — Pour ces différents peuples, voir d'uni' manière générale la carte de Maspero, II. p. 361.

.i. Des Shardana servirenl comme mercenaires dans les armées égyptiennes depuis la dix-huitième dynastie : A. J.-Reinach, Revue archéologique, 1910, 1, p. 53; Maspero, 11. p. lili (n. 4), :!T2. 390 (n. h. 766. Au temps de Ramsès II. des Loukou furenl itu service do roi des Hittites : Maspero, II. p. 389, 398. - Que certains peuples de la mer, comme les appelaient les Égyptiens, se soient établis .■n masse dans l'Afrique septentrionale el soienl identiques aux Lebou el ;uix Mashaouasha, c'esl ce donl on n'a aucune preuve (conf. plus haut, p. 308, n. 3). L'identification des Mashaouasha avec les Maxyes d'Hérodote, ces prétendus l royens, nous paratl très contestable : voir plus loin.

influence profonde sur la civilisation des indigènes', répandre surtout parmi eux l'usage du métal. Or nous avons vu2 que les objets caractéristiques de l'âge du bronze font presque entièrement défaut dans les inventaires archéologiques de l'Afrique du Nord3.

M. van Gennep : croit cependant que la céramique berbère apporte le témoignage désiré. Dans de nombreuses tribus, les femmes font des vases à décor rectilinéaire, peint en noir ou en rouge sur une couverte claire. Par leurs formes et leur ornementation, ces objets présentent des ressemblances véritablement frappantes avec des poteries qui se fabriquaient dans la Méditerranée orientale au premier âge du bronze (troisième millénaire) et qui sont surtout connues par des trouvailles

1. Il est vrai que M. Stuhlmann [Ein kultargeschichtlicher Ausflug in den Auret, dans Abhandl. drs Hamburgischen Kolonialinstituts, X, 1912) esl 1res disposé à leur reconnaître cette influence. Culture du figuier, de l'olivier, de la vigne (p. 88, 89, 93), introduction du cheval (p. 97), mode de construction des maisons de l'Aurez (p. 55), métier vertical sur lequel les femmes tissent îles étoffes de laine (p. 120, 146), lniii cela serait ou pourrait èlre d'origine égéenne. Je ne suivrai pas M. Stuhlmann sur ce terrain : quand on ne sait rien, mieux vaul ne rien dire.

3. Il esi douteux, nous l'avons dit (p. 203, n. 2), que les boucliers à échancrures

latérales. Dgurés sur les gravures rupestres, aient été imités de lèles importés.

On pourrail supposer que les Libyens avaient emprunté le bouclier rond aux Shardano ou à d'autres peuples de la Méditerranée orientale (voir A. J.-Reinach, Rsvae de l'histoire des rjligions, 1910, I. p 208-9), si la représentation de ce bouclier sur une gravure du Sud oranais étail certaine (conf. p. 2ii2. n. 10). — Quanl aux prétendus emprunts îles Crée- aux Libyens, ils sont ou 1res contestables, ou imputables aux colons qui vinrenl s'établir en Cyrénaïque au vu" siècle. Hérodote se i rompe évidemmenl quand il dit (II. 50) que Poséidon esl un dieu libyen, adopté par les Grées : il s'agil sans doute d'une divinité africaine assimilée au Poséidon hellénique. Le même auteur affirme ilY. 189) que les Grecs mil emprunté aux Libyens l'égide qu'ils donnent a Ithéna : l'égide ressemble en effet, dit-il, a un vêtement de dessus en cuir de chèvre, teinl en rouge el orné de courroies formanl des franges, que portenl les femmes libyennes. Il indique aussi (ibid.) que les exclamations répétées el bruyantes (oXoVj-pj) proférées par

les Grecs dan- les céréi - religieuses lui paraissenl être d'origine africaine :

car les femmes libyennes en fonl un usage fréquenl el remarquable [ce qui rappelle a la fois les yoa-you des femmes berbères el les loi l'i-J des anciens Grecs]. Ces comparaisons ethnographiques sont curieuses : c'esl sans doute toul ce

qu'on en peul dire. Pour les l'ull lires el les animaux d stiques, les hypothèses

d'emprunts i. m- aux Libyens par les ancêtres de- Crée- sonl sans valeur : voir plus haut, p. 227, 230 (n. II. 237 (n. 6).

i. Études d'ethnographie algérienne (extrait de la Revue d'ethnogi ipide et de sociologie, 1911), p. 62 el suiv. Conf. Stuhlmann, l. c, p. 124, 146.

faites dans l'île de Chypre. La même céramique s'est rencontrée en Sicile, dans des habitations et des tombes qui datent du début de l'âge du bronze1. On en a aussi recueilli quelques exemplaires, d'époque indéterminée, dans L'île de .Malte2, l'euton expliquer ces ressemblances sans admettre l'hypothèse d'origines communes? M. Dussaud le pense3. Je ne serais guère disposé à lui donner raison. Mais il ne faut pas oublier que tous les produits actuellement connus de la céramique berbère sont modernes4. Quoique l'opinion de M. van Gennep soit, à notre avis, probable, nous estimons qu'il faut attendre pour l'adopter des découvertes attestant que cette classe de poteries est vieille dans le Maghrib de plus de quatre mille ans .

.Nous avons passé en revue les textes relatifs à de prétendues migrations vers le Nord-Ouest de l'Afrique. Selon quelques auteurs, des Libyens auraient, au contraire, occupé la Sardaigne0. Ils auraient eu pour chef un fils d'Hercule, Sardus'.

1. Orsi, Bull. <li paletnologia italiana, XIX, 1893, p. 41-45, 47-51, pi. Y-VU. T. E. Peet, the Slone and bronze âge in liai} andSicily (Oxford, 1909), p. 215-9.

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